‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 165 sur 208 · CHAPITRE* XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE* XI

brigade de Corbineau passa à la nage pour protéger les travailleurs.

Le général TschapUts se trouvait déjà près de Borissow, lorsque le rapport de ses kosaques lui apprit que l'ennemi effectuait le passage près de Studenki. Il rebroussa chemin sur-le-champ , ; mais il trouva déjà Tennemi trop solidement établi sur la rive droite pour espérer de le culbuter. D'ailleurs , il n'osa descendre dans les prairies marécageuses , battues en tous sens par les batteries françaises, que l'artillerie volante russe, d'un calibre très-inférieur, ne se trouvait pas en état de côntrebattre , et il se borna sagement à se maintenir dans les broussailles qui bornent les prairies susmentionnées au pied des hauteurs de Brill. La canonnade et le feu des tirailleurs entretint le combat pendant une grande partie de la journée. Malgré le zèle admirable des sapeurs et pontonniers français, le travail des ponts n'avançait que lentement , à cause des glaces et de la pénurie de matériaux. Ils ne furent prêts qu'un peu avant la nuit. Le corps d'Oudinot passa aussitôt sur la rive droite , et attaqua le détacheYhent de TschapUts. Le combat fut vif. Cependant les Russes , obligés de céder au nombre, furent^ rejetés en arrière de Brill dans la direction de Stakow. Mais le général Tschaplits ayant été

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renforcé par une partie de l'avant-garde du comte Pahlen, reprit bonne contenance et s'arrêta dans les broussailles formant la lisière du grand bois qui s'étend entre Brill et Stakhow. Cette petite affaire, qui ne coûta de part et d'autre qu'environ 200 hommes hors de combat, fiit cependant d'une importance majeure pour Napoléon, dont elle assura le salut en lui ouvrant la route de Zembin.

L'amiral séjourna à Chabachéwiczi. Le comte Orourk concentra son détachement à Béré^ina, et poussa une reconnaissance sur la gauche de la rivière. Ce parti s'avança par le chemin de Belyniczi jusqu'à Priborki , sans rencontrer d'ennemis. Tous les renseignements qu'il put recueillir s'accordaient à confirmer que les Français se trouvaient encore massés dans les environs de Borissow, sans songer à exécuter de mouvement vers la Basse-Bérézina.

Le comte Wittgenstein se porta à Kostritsa; sou avant-garde, commandée par le général Wlastof, et composée de quatre régiments de kosaques, de sept escadrons, de sept bataillons et de deux cohortes de milices avec six canons , poussa jusqu'à Giskowo. Le général Platof , remonté sur la^grande route, campa à Kolpenitsa, le corps de Yermolof à Rroupka, et celui de Miloradowiçh

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