CHAPITRE XI
à Maliawka. Le prince Koqtousof avec la grande armée passa le Dnieper à Kopys, et se rendit à Staro-Sélié.
Les marches fatigantes que cette armée avait exécutées , ayant occasioné des pertes en hom-' mes et en chevaux , le maréchal laissa à Kopys les pièces de lok compagnies d'artillerie, dont le personnel et les chevaux servirent à compléter les batteries qui suivirent l'armée. Le i*'' corps de cavalerie, composé des régiments des gardes^ fut aussi laissé sur le Dnieper pour refaire et re-* compléter ses chevaux. Le maréchat, avec le reste de l'armée, réduit aux 3% 4^, 5^, 6® et 8® corps d'infanterie , au 4^de cavalerie et aux cuirassiers , prit la résolution de continuer à marcher à gauche de la grande route de Borissow, tant pour assurer ses subsistances , que pour se trouver à portée de s'opposer aux opérations de Napoléon , dans le cas où il se dirigerait vers le sud. Comme la direction prise par le général Miloradowich l'empêchait de couvrir la tête de la grande armée, on forma une nouvelle avant -garde dont on confia le commandement au général Wassilczikof, et qui fut composée d'un régiment de chasseurs, d'un de kosaques et du 4^ corps de cavalerie.
Nous avons vu que, pendant la journée du 1 4 ^ l'amiral Tschichagof était resté stationnaire à Cha- II. a4
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bachéwiczi. Malgré les avis qu'il reçut du passage
des ennemis « Studenki, il s'obstina à croire que
; ce n'était encore qu'une démonstration pour
j l'attirer vers la Haute -Bérézina , et l'engager ainsi
1 k se dégarnir sur sa droite , où il s'imaginait tou-
Ij mrs que Mapoléon chercherait à effectuer le
\t îtable passage. Mais le résultat de la recon-
n tissance poussée par les troupes du comte
(Jrourk, dont il reçut le rapport le i5 de grand
matin, lui dessilla les yeux. Il était évident que
les ennemis n'en voulaient nullement à sa droite ,
et que conséquemment le passage de Studenki
n'était pas une opération simulée.
Il n'y avait donc pas de temps à perdre pour s'y opposer. Toutes les troupes de l'amiral reçurent ordre de filer de nouveau par leur gauche. Le comte Orourk se porta de Bérézina à Jouchkéwiczi ; l'amiral lui-même avec l'armée retourna à la tête du pont de Borissow, et renvoya le reste de l'avant -garde du comte Pahlen renforcer le général Tschaplits, qui continuait k se ^ maintenir dans les broussailles au-dessous de Brill.
Le passage de l'armée française s'effectua pendant toute la journée du i5 novembre. Napo- / léon avec ses gardes se rendit aussi sur la rive
droite; mais le mauvais état des ponts qui se