CHAPITRE XI
ponse de renuemi à un parlementaire que le M
général Diebitsch lui envoya pour le sommer.
Le général Partouneaux retint l'officier parlementaire et continua sa marche avec la résolution de s'ouvrir un passage l'épée à la main. Les hussards de Grodno qui soutenaient les avantpostes du comte Wittgenstein furent repliés, et l'ennemi se forma en face de Staroï-Borissow, parallèlement à la posftion de l'armée riisse^ dônï" il attaqua incontinent la droite et le centre. Ses colonnes de gauche s'avancèrent avec impétuosité, malgré le^ feu des batteries russes, et pénétrèrent dans la ferme dont on a fait mention. Le général Wlastof leur opposa les régiments d'Azow et a 5* de chasseurs , qui les empêchèrent de déboucher de Staroï-Borissow, Au centre, \ le régiment de Nowoguinsk et deux cohortes de la milice de Nowgorod, se précipitèrent à l'arme \ blanche sur les colonnes ennemies, les culbu- \ tèrent, et, conversant ensuite à droite, chargèrent en flanc les troupes qui occupaient déjà Staroï- Borissow. L'ennemi expulsé de la ferme et sd voyant hors d'état de résister aux forces supérieures qu'il avait à combattre , se mit en retraite dans la direction de Borissow. Mais cette ville se trouvait déjà entre les mains des Russes. Le général Platof , qui àVait continué à suivre la
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jf grande route, ne trouvant point d*obstacles dans
; sa marche , y était entré à dix heures du soir ^
j et l'occupait conjointement avec le partisan Seslawin. Cette circonstance rendait la posî-
1 tion de la division française désespérée, puisqu'elle se trouvait investie de tous côtés. Le général Partouneaux se décida alors à demander à capituler; mais pendant que l'on était en pourparlers , il crut encore pouvoir échapper , dans l'espérance que les Russes , sur la foi de la négoï ciation entamée, se relâcheraient de leur vigilance.
) A cet effet , il se détacha du gros de sa division avec 4oo hommes , et essaya de se glisser par sa droite à travers le bois ; mais il tomba sur le régiment de kosaques de Czernozoubof qui le fit prisonnier avec tous ceux qui l'accompagnaient.
h Le reste de la division ne capitula que le lendemain à sept heures du matin. Les généraux Biliard , Camus et Delaître mirent bas les armes avec trois pièces de canoii et environ Tjpailîe ''^nommes parmi lesquels on en remarqu^iLggo e cavalerie bien conservée, formés par un régiment saxon et un de Berg.
L Dans la nuit du 1 5 au 16 , le général Yermolof arriva aussi à Borissow. Dans la même nuit, l'amiral Tschiqhagof fit jeter un pont de pontons à Borissow. De cette façon , la communication fut
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parfaitement établie, tant entre les armées du \| comte Wittgenstein et de Tamiral, qu'avec les lll corps détachés de la grande armée. l«
Les généraux russes réunis à Borissow, concer- y J ^ tèrentpour le 16 une attaque générale su ries deux /g MLk^ rives à la fois. L'amiral Tschichagof , soutenu par J^jq le detacnement du général Yermolot, se chargea des opérations sur la rive droite contre la partie de l'armée française qui avait déjà passé la rivière, et le comte Wittgenstein se proposa d'attaquer le corps de Victor, demeuré sur la rive gauche pour couvrir l'opération que l'ennemi n'avait pu encore achever.
A la pointe du ]quil> le général yei;iHi/:^^Qf tj versa la rivière au pont de Borissow, et suivit la marche de l'amiral qui, réuni au détachement du comte Orourk , se porta à Stakhow, où il arriva à neuf heures du matin.
Le général Tschaplits, renforcé par toute l'infanterie de l'avant-garde du comte Pahlen, attaqua , au point du jour, les troupes du maréchal Oudinot. Les 7^ 12% i4^ 22®, 27®, 28^ et'32* de chasseurs se répandirent en tirailleurs dans les bouquets de bois qui s'étendent depuis la foret de Stakhow jusqu'à Brill. Us étaient soutenus par les hussards de Pawlograd, disposés par escadrons dans les petits champs qui séparaient ces
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bouquets de bois. Dans cette position , le géné^ rai Tschaplits entretint le combat avec vivacité. Napoléon qui sentait la nécessité de faire les plus grands efforts pour empêcher l'amiral de pénétrer jusqu'à Brill, renforça Oudinot par la légion de la Vistule , et le reste de quelques bataillons que conduisait Ney . Celui-ci le fut à son tour par la garde. Le maréchal Oudinot ayant été blessé, remit le commandement au maréchal Ney, qui, vers les dix heures du matin, forma en colonne les cuirassiers de la division Doumerc, et s'élança "enTavant à la tête de cette masse de cavalerie, I suivie et soutenue de colonnes d'infanterie avec l de l'artillerie. Malheureusement l'amiral s'arrêta à Stakhow, de sorte que le général Tschaplits, abandonné à sçs propres forces, ne put résister j davantage. Sa chaîne de tirailleurs fut rompue jet culbutée, et il se trouva forcé de battre en I retraite sur Stakhow, sans pouvoir rallier envif ron 600 chasseurs de son aile gauche, qui tora- I bèrent entre les mains de l'ennemi.
Cependant l'amiral , se rendant enfin aux solli- // citations réitérées du général Tschaplits, qui lui demandait instamment du renfort, se décida à le faire soutenir par les huit régiments d'infanterie des 9® et 18** divisions, qu'il mit sous les ordres du général Sabanéïef. Comme le terrain