CHAPITRE XI
ténèbres , traversa la rivière et prit la même direction ; il abandonna sur la rive gauche douze pièces de canon, 2 mille traîneurs qui furent faits prisonniers , et une énorme quantité d'équipages, dont la prise procura un riche butin aux troupes du comte Wittgenstein.
Le 17, l'armée ennemie s'étendit de Zembin \ à Pletchénitsa ; le quartier-impérial de Napoléon fut porté à Ramenn.
Dès la veille , l'amiral Tschichagof voulant utiliser une partie de sa nombreuse cavalerie, qui ne pouvait être employée sur le terrain boisé où son armée se trouvait engagée, détacha le général Lanskoï avec vingt escadrons et un régiment ^^ ^é /-fC kosaques, £Our tâcher de gagner la tête de ^ / y l'armée ennemie , et entraver ainsi sa marche. Le 17, vers midi, ce général fondit sur Ple tche nitsa^t enleva l e. génér aLKaminski et quelques fourriers qui s'y étaient rendus pour y marquer les logements du quartier-impérial. L'approche d'une forte colonne ennemie engagea le général russe à évacuer ce bourg.
Le 1 7, à la pointe du jour, l'amiral Tschichagof, informé de la retraite de l'ennemi , poussa son armée jusqu'à Brill. Il recueillit chemin faisant sept pièces de canon abandonnées, et 3 mille traîneurs. Le gros de l'armée du Danube ne dé-
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^ passa pas Brill; l'amiral se contenta de lancer f une nouvelle avant -garde aux ordres du général j Tschaplits, composée de 7 régiments de chas- I seurs, d'un d'infanterie, de a4 escadrons de j cavalerie régulière, de 8 régiments de kosaques , i et de trois compagnies d'artillerie à cheval. Les i ponts sur la petite rivière de Gaïna et sur les I marais qui la bordent ayant été détruits par ■ l'ennemi, cette avant-garde se serait trouvée arrêtée par des obstacles invincibles, si le froid violent de la nuit précédente n'avait fait geler la rivière et les marais. Le général Tschaplits les traversa sur la glace , et poursuivit l'arrière-garde française jusqu'au cabaret de Kabinskaïa-Roudnia, où il passa la nuit après avoir enlevé une pièce de canon et ramassé plus de 200 prisonniers, dont un officier-général.
Le maréchal Victor ayant détruit dans sa retraite les ponts sur la Bérézina , le comte Wittgenstein se trouva dans l'impossibilité de la passer, et dut se contenter de faire avancer ; l'a vaut- garde du général Wlastof jusqu'au bord de la rivière , pour canonner des colonnes enne- I mies qui paraissaient encore sur la rive droite. Le terrain entre Studenki et la Bérézina présentait un tableau horrible de désordre et de destruction. La plaine que les marais glacés