CHAPITRE XI
le 19, ayait passé la Bérézina à Joukowets, et s'était rendue à Oucha. Le général Wassilczikof avec son avant-garde , après avoir passé la Bérézina à Borissow, se rendit à Ouperewiczi. Le 20, le maréchal Routousof , avec la grande armée , se porta à Rawanitsa et son avant-^garde à Skourets. Le 21 , l'armée séjourna , et le général Wassilczikof vint à Starina près de la poste de Joukhnowza , où il séjourna le lendemain.
Le maréchal prince Koutousof résolut de se rapprocher de sa personne des armées secondaires, pour diriger leurs opérations, vu que, par la nature des circonstances , elles devenaient principalement agissante^. Le 22 , il transporta son quartier-général à Kossin, le lendemain à Bélorouczié, et le 24, il arriva à Radochkowiczi , où, il trouva Tavant-garde du général Miloradowich.
La grande armée dont , en l'absence du mare- ' chai , le général Tormassof prit le commandement, se porta le 22 à Chipiany , le a3 à Doubowiki, et l'avant-garde à Doubovliany. Le 24, l'armée j i s'établit à Gorodok , et le général Wassilczikof à Laporowiczi,où ils séjournèrent le lendemain, j ^
Nous avons vu que l'amiral Tschichagof avait en- . • ^
voyé le général Touczkof prendre le commande- , j^*%-<f; ment du corps de Értell à Mozyr. Le général Touczkof se mit en marche de cette ville avec
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quinze bataillons , quatorze escadrons , deux
A régiments de kosaques et deux' compagnies d'ar*
'; tillerie,et se dirigea sur Borissow. Le i5 novem-
i bre il coucha à Bobrouïsk, le i8 à Pobolowo,
le 20 à Golynka,le 22 à Swoslscz, et le !23 il
arriva à Jakchitsy, où il reçut l'ordre du maréchal
de se porter sur Minsk.
Le général Essen , avec son corps , avait reçu
ordre de rejoindre l'amiral sur la Bérézina, en
se portant de Batno , où il se trouvait le 1 7 \ novembre, par Pinsk.' Ayant appris que cette ; dernière ville était occupée par les Autrichiens, ; il crut devoir faire un plus grand détour ; le 19 i il se rendit à Datin, le 20 à Czeremouchka , le l 21 à Welick, le 22 à Borowiczi, et le 23 à Kolki
sur le Styr, où il séjourna les deux jours
suivants.
Le passage de la Bérézina par l'armée française est un événement d'une si haute importance, et a été le sujet de tant de jugements contradictoires, que les militaires de tous les pays ne pourront manquer de nous savoir gré de leur présenter un examen critique des opérations de cette mémorable époque de la campagne.
Le récit que nous venons de faire offre un