CHAPITRE XII
6* corps à Willkomir ; le 7® à Nemenczin ; le 8® à Olchany ; le 3^ à Ochmiany ; le 5^ à Wilna ; la l'indivision de cuirassiers dans les environs de Wilna et de Swentsiany ; la a^ division des cuirassiers entre Swir et Naliboki; le quartiergénéral demeura à Wilna.
L'empereur Alexandre, dont la présence n'était plus aussi indispensable dans l'intérieur de l'empire, arriva à Wilna le 10 décembre, et s'empressa de décerner au maréchal Koutousof les récompenses les plus flatteuses et les mieux méritées. Déjà le glorieux surnom de Smolenskoï , que l'empereur avait donné au maréchal avant de partir de Pétersbourg, en mémoire des cùmbats de Krasnoï et de la délivrance de Smolensk, avait en partie payé la dette que la patrie venait de contracter envers l'illustre vieillard. Le 12 décembre, jour anniversaire de la naissance de Sa Majesté, le maréchal reçut encore le grandcordon de Saint-Georges, distinction alors d'autant plus imminente , qu'à cette époque , tous ceux qui l'avaient eue du temps de l'impératrice Catherine étaient morts , et que depuis l'avénement de Paul I**" au trône elle n'avait été conférée à personne»
Le même jour, 12 décembre, l'empereur fit publier une amnistie générale pour tous les haij. 27
4l8 CAMPAGNE DE l8l2.
bitants des provinces polonaises russes, qui, égarés par les insinuations et les promesses de l'ennemi , s'étaient permis des actes d'hostilité envers la Russie (i).
(i) La proclamation publiée à ce sujet était conçue en ces termes :
Nous par la grâce de Dieu , Alexandre I®"^, Empereur et Autocrate de toutes les Russies, etc. etc. etc.
Faisons publier universellement. Dans la présente guerre contre les Français, la plus grande partie des habitants des provinces ci-devant polonaises et maintenant réunies à la Russie nous sont restés fidèles, et conséquemment ont part , à régal de tous nos autres fidèles sujets , à notre gratitude et à notre bienveillance. Mais d'autres se sont attiré de différentes manières notre juste ressentiment. Quelques-uns , à Tépoque de Tentrée de Tennemi sur le territoire de notre empire, intimidés par la crainte de la violence et de la contrainte , ou séduits par le vain espoir de garantir leurs biens de la destruction et du pillage, ont accepté des places et des emplois imposés par lui. D'autres , dont le nombre est plus petit, mais le crime incomparablement plus grand , même avant l'invasion de leur pays , se sont ralliés aux bannières de l'étranger, et se sont réunis à lui pour porter les armes contre nous , préférant ainsi un honteux esclavage sous lui , à la fidélité qu'ils nous devaient en qualité de sujets.
Le glaive de la justice aurait dû punir ces derniers; mais voyant la colère de Dieu qui s'est manifestée sur eux en les frappant avec ceux à la domination desquels ils s'étaient traî-