‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 25 sur 208 · CHA.P1TRE VI · texte numérisé non relu

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honneur sur tous les points : cependant le comte Wittgeinstein voyant que la grande supériorité de forces que l'ennemi avait déployée contre lui , ne lui laissait aucune chance pour la victoire, jugea à propos de continuer sa retraite , pour se rapprocher des renforts qui pouvaient lui arriver de l'intérieur , et pour occuper une position dont la force locale pût servir à balancer au moins en quelque sorte les désavantages de son extrême infériorité. A la nuit tombante , le corps rentra dans les bois et se rendit à Gamsélowo ; l'ai'rière-garde de Helfreich fut laissée à Ropno. Le colonel Wlastof , chargé de couvrir le chemin de Polotsk par Losowka sur Bélaïa, resta toute la journée dans le bois près de Losowka , et ce ne fut qu'à la nuit tombante qu'il se replia sur Arteïkowiczi. Dans la bataille dont nous venons de rendre compte , les Français perdirent deux canons , près de 5oo prisonniers, et plus de 2 mille homiïnes hors de combat. Les généraux Verdier, Derôy, Siebein, et Raglowich, furent blessés : Deroy et Siebein moururent de leurs blessures peu de jours après. La perte des Russes s'éleva aussi à plus de 2 mille hommes. Les généraux Berg , Hammen et Kosaczkoffskoï furent blessés. Sept canons russes tombèrent aussi entre les mains des ennemis.

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Quoique l'issue du combat du 6 n'eût pas entièrement répondu à l'attente du général Saint- Cyr, il est juste d'obseryer que ses dispositions avaient de l'ensemble et de la yigueur , et qu'il ne fallut rien moins que l'étonnante ténacité des Russes pour l'empêcher de remporter une victoire complète. Le résultat d'une opération tient trop souvent à des causes qui échappent au calcul; tout ce que peut un général, c'est de mettre les chances en sa faveur : Saint- Cyr le fit en portant en masse près 3o mille hommes contre la gauche et le centre d'une armée qui ne comptait en tout que 20 mille combattants. Cependant l'on peut reprocher au général français d'avoir laissé dans l'inaction la division Merle , tandis qu'en lui faisant passer la Polota au-dessous de la gauche des Russes, il aurait non-seulement tourné cette gauche , mais acquis la facilité d'agir sur les derrières du centre, ce qui eût indubitablement donné ime tournure plus décisive à l'affaire. L'empereur Napoléon, satisfait néanmoins de la conduite du général Saint -Cyr, le nomma maréchal de l'empire.

Le 7 , la réserve fut renvoyée à Bélaïa.Le corps ^ de bataille demeura à Gamzelowo et l'arrière-

j garde à Ropno. Le colonel Wlastof se trouvait j entre le cabaret de Losowka et le village d'Ar-

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