‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 81 sur 208 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

cations étaient perdus pour elle. En supposant même que Napoléon , prévenu à Kalouga , se fut trouvé obligé de se rapprocher du Dnieper , la possession de Malo-Jaroslawets lui ouvrait du moins deux précieuses lignes de retraite : la première par Metchowsk, Gisdra, Roslawl et Mstislawl sur Mohilew; la seconde par Medynn, Joukhnow et Jelnia sur Smolensk. Ces lignes étaient d'autant plus avantageuses, que toutes deux, la première surtout, traversaient des pays conservés. Nous devons aussi reprocher à Napoléon de ne s'être point décidé à livrer bataille après le combat de Malo-Jaroslawets. Il devait tout risquer pour tâcher de s'ouvrir, l'épée à la main , le chemin de Ralouga , et s'épargner ainsi l'extrême malheur d'être obligé de se retirer par la route dévastée de Smolensk, où la ruine de son armée devenait infaillible. L'on ne doit point oublier que la supériorité en nombre, qu'à cette époque il avait encore sur les Russes, lui présentait des chances de succès. D'ailleurs, la défaite la plus complète même, ne pouvait avoir pour lui de suites plus désastreuses, qu'ime retraite par la route de Smolensk ; tandis qu'une bataille gagnée lui livrait des provinces fertiles, et peut-être même lui aurait-elle procuré la faculté de prendre de bons quartiers d'hiver entre

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Kalouga et Smolensk , dans les environs de Mosalsk , de Metchowsk , de Gizdra et de Briansk , après avoir rejeté l'armée russe sur Orel ou Toula.

Le prince Koutousof montra autant de résolution que d'activité dans sa marche de Taroutino à Malo-Jaroslawets. Il manœuvra aussi avec précision après la retraite des Français sur Borowsk; mais l'impartialité que nous professons, ne nous permet point de justifier l'inexcusable retraite de Malo - Jaroslawets jusqu'à Gonczerowo, dont on a déjà signalé les graves inconvénients.

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