CHAPITRE IV. a
restée en réserve , et composée des trois régiments de grenadiers du 3® corps, du régiment de Rexholm , de la division du prince Eugène de Wurtemberg , et des régiments de l'arrière-garde de Rorf , ne présentait pas un total de plus de i6 mille hommes.
L'on doit évaluer à 5 mille tués ou blessés, la perte éprouvée par les Russes dans ce sanglant combat. Celle des ennemis dut s'élever aux environs de 9 mille hommes; on leur fit 5oo prisonniers. Le général Gudin fut tué d'un boulet de canon au moment où sa division entrait en action. a
Dans la journée du 7 , les corps de Davoust et de Poniatowski passèrent le Dnieper à Smolensk. / La garde demeura dans cette ville où Napoléon \ fixa son quartier impérial. Le 4^ corps se plaça dans un des faubourgs de Smolensk. Le 8, à quatre heures après minuit, la colonne de droite delà i^® armée se mit en marche pour Solowiéwo, où elle se réunit à la colonne de gauche. Toute l'armée traversa le Dnieper dans les journées du 8 et du 9. L'arrière -garde, commandée par le général Platof , et composée de plusieurs régiments de kosaques, de ceux de hussards de Soumy, de Mariapol et d'Elisabethgrad , et du régiment de hulans de Pologne, demeura à la
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droite du Dnieper. Pour lui servir de soutien, le général-major Rosen fut laissé sur la rive gauche du fleuve , avec six régiments de chasseurs , une demi-compagnie d'artillerie légère et une compagnie d'artillerie à cheval. La a® armée vint à Mikhalewka.
Le 9, la, a^ arraée arriva à Dorogobouge; la j^^ se porta à Ouswiatié, sur l'Ougea; toute la cavalerie de l'arrière -garde passa le Dnieper à gué. Les ennemis , qui s'étaient élancés à sa poursuite , furent repoussés par le feu de l'artillerie et des tirailleurs placés à la rive gauche.
Le général Barklay ayant regagné ses communications avec Moscou , et par conséquent avec le cœur de l'empire , et se voyant de nouveau en liaison avec le prince Bagration, jugea ne plus devoir éviter une bataille générale, qui seule pouvait encore.arréter les progrès des ennemis. Le système de temporisation qu'il avait suivi jusqu'alors , pour donner le temps d'organiser les armements intérieurs, n'était plus convenable, puisque l'on ne pouvait plus continuer à opérer dans le même sens , sans reculer encore davantage, et consécpiemment sans nuire au succès même de ces armements , en livrant à l'ennemi une partie, des provinces où ils s'exécutaient. Ces raisons déterminèrent le général Barklay à s'ar-