CHAPITRE V. SaS
« retour dans la patrie ! Conduisez-vous comme « à Austerlitz , à Friedland , à Witebsk , à Smo- « lensk , et que la postérité la plus reculée cite «avec orgueil votre conduite dans cette jour- «née; que l'on dise de vous : il était à cette a grande bataille sous les murs de Moscou !
c( Au camp impérial , sur les hauteurs de Bo- «rodino, le 7 septembre, à deux heures du « matin. »
Des cris mille fois répétés de vwe VEmpe-' reurl répondirent à cet énergique appel.
Alors le prince Poniatowski se mit en marche pour tourner le bois auquel appuyait la gauche des Russes. Le maréchal Davoust se porta aussi en avant , le long de la lisière du même bois , ayant la division Compans en tête.
A six heures du matin ^^ le général Sorbier, qui "était à la ^ande batterie de„ droite ^ donna le signal du combat en commençant le feu. Le général Pemetty, avec 3o pièces de canon , prit la tête de la division Compans, qui longeait les broussailles pour arriver devant les retranchements de la gauche des Russes. La division Desaix passa par les broussailles mêmes; celle de Priant demeura en réserve en avant de Chewardino; le prince Poniatowski atteignait la vieille
3^4 CAMPAGNE DE l8v2,
route de Smolensk, près de Jélnïa, et se portait sur Outitsa.
Dans Je même temps , à la gauche, le vice-roi donna ordre au général Delzons d'emporter^e village de Borodino , occupé par le régiment des chasseurs de la garde russe. Cette attaque, ordonnée pour fixer de ce côté l'attention des Russes, et les distraire du point principal qui était letir gauche, fut exécutée avec succès par { ] le io6® de ligne formé en colonne. En vain les ! chasseurs de la garde se défendirent avec valeur \ * ; pendant près d'une heure , ils furent obligés d'évacuer le village et de se replier derrière la Kolocza. J^e .106®, animé par les avantages qu'il vient d'obtenir, se met à leur poursuite et passe le pont de cette rivière. Les chasseurs de la ^arde fuyant que ce régiment s'âventurair, revinrent sur lui , e t aidés des iç>^ et 4o^ de chasseurs, qui se joignge nt à eux ,^ ils défirent complètemeût . le j 06®, dont les débris ne furent sauvés que par le 92® qui , se précipitant à leur secours , traversa la Kolocza, et parvint à les ramener à Borodino.
Pendant que ced^se passait sur la grande route , le feu augmentaiLSîir J^û^na gauche de la position; les progrès de l'ennemi, de ce côté, ne pouvaient être rapides, à cause de la difficulté