‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 16 sur 181 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

gleterre, La province d'Entre- Duero-et-Minho fut réservée au roi d'Étrurie en indemnisation de la Toscane , que Napoléon réunit à ses propres états. Pour flatter l'ambition du prince de la Paix, et l'endormir davantage, on lui promit la souveraineté de l'Alentejp et des Algarves. Le reste des provinces portugaises devait rester occupé par les troupes françaises et espagnoles jusqu'à la conclusion de la paix générale.

En exécution de ce traité, une armée française, qui, jointe aux troupes castillanes, devait consommer la conquête du Portugal , entra en Espagne et se dirigea sur Lisbonne. Une autre armée française s'assembla à Bayonne , pour appuyer au besoin les opérations de la première. La cour de Lisbonne , ne voyant aucun moyen d'arrêter l'invasion dont elle était menacée , prit le parti de céder à l'orjage en se réfugiant au Brésil. Le Portugal, abandonné à sa mauvaise for* tune, tomba sans coup férir entre les mains des Français, qui l'administrèrent en entier pour leur propre compte , sans s'embarrasser des stipulations du traité de Fontainebleau.

Napoléon, guidé par une politique astucieuse, mais profonde , avait réussi d'un seul coup à abattre le Portugal et à se rendre l'arbitre des destinées de l'Espagne , que l'introduction des .

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armées françaises, dans le cœur de la péninsule, mettait pour ainsi dire à la discrétion du cabinet des Tuileries. Le prince de la Paix , sentant tropi tard l'énormité de la faute qu'il avait commise , n'osa réclamer ni contre l'inexécution du traité de Fontainebleau y ni contre l'occupation des places de Pampelune, de Saint -Sébastien, de Figuières et de Barcelone , où les Français introduisirent leurs garnisons sans y avoir été autorisés par la cour de Madrid.

Encouragé par le coupable silence du ministre espagnol , l'empereur Napoléon fit matcher sur Madrid la seconde armée française, qui, d'après les termes du traité de Fontainebleau, n'aurait dû pénétrer en Espagne que dans le cas où la première armée serait menacée d'une attaque de la part des Anglais. Le prince de la Paix , dont la pusillanimité ordinaire avait été augmentée par les démêlés survenus entre lui et le prince des Asturies , engagea le roi à suivre l'exemple de la cour de Lisbonne, en se retirant au Mexique.

Cette résolution ayant transpiré parmi le peuple , y répandit la consternation , et amena le^ \ événements d'Iran] uez , où Charles IV, ]*Kî>ur \ sauver son favori des mains d'une multitude fu- \ rieuse, se vit obligé d'abdiquer e^nfaveuf de sôtt

^ fils Ferdinand VIL

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