CHAPITRE V
Moscou. Le vice-roi, qui le lendemain de la bataille avait été rejoint par la division Pino, venue 7 des environs de Witebsk, passa la Moskwa à Ouspenskoïé , et se porta à jgauche sur Rousa , où il arriva le même jour. L'objet de ces corps ■ était de surveiller les mouvements que les Russes auraient pu faire sur l'un ou l'autre flanc , et de déborder continuellement leur arrière -garde, pour l'empêcher de se soutenir long-temps contre l'avant-garde du roi de Naples.
Le 29, l'armée russe rétrograda jusque derrière la Nara , et prit poste à la gauche de cette rivière, près de Kroutitsa. Le quartier- général du prince Koutousof fut port é à Repitchi. Ce ' ^ jour, l'avant-garde ennemie, renforcée par une nombreuse cavalerie , essaya de rejeter Tarrièregarde russe sur son armée. Cependant le général Miloradowich résolut de s'arrêter dans la position de Krymskoïé, à quatre werstes en avant de l'armée. La gauche de la position , appuyée à des marais, était défendue par un bataillon du 1 1® de chasseurs , répandu en tirailleurs dans les broussailles qui couvrent le versant des hauteurs de la gauche jusqu'au mardis. Le 4^ des chasseurs occupa les broussailles et un petit bois situés à la droite de la route, près du village de Krymskoïé; = /' ) Les 4o® et 38* de chasseurs, commandés par le i."^ " î3- ■
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colonel Potemkin., et disposés en colonnes de bataillons à la droite du bois , formaient l'extrême droite. La réserve de cette aile était composée du
i 33® de chasseurs ; celle de la gauche , du 36® et du 2® bataillon du 11®. Trois batteries établies au centre et sur les ailes défendaient les accès de la position , dont le centre était d'autant plus fort que Ton ne pouvait y parvenir qu'en suivant la grande route tracée dans un ravin étroit et encaissé, qu'enfilait directement la batterie du centre. Afin de ne point entasser inutilement les troupes sur un terrain très-resserré , les régiments d'infanterie de Boutyrki, de Tomsk, de
1 Sophie et de Liban , furent placés au-delà de la petite rivière de PoUga.
C'est là que le général Miloradowich attendit l'ennemi , qui talonnait vivement la cavalerie et les kosaques laissés en arrière. A cinq heures du soir, le roi de Naples parut à la vue de la position ; une partie de Ist cavalerie russe et des kosaques fut jetée sur la droite, afin de couvrir cette aile; le reste fut retiré derrière le centre pour lui servir de réserve. Incontinent l'ennemi commença l'attaque. Après avoir tâté la gauche et le centre , il se convainquit de l'impossibilité de forcer la position autrement que par la droite, où il porta alors ses principaux efforts. Des co-