‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 163 sur 181 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

lonnes épaisses d'infanterie, protégées par des / batteries et couvertes de tirailleurs, débouchèrent des broussailles qui environnaient la position, et se dirigèrent vers le village de Rrymskoïé. Elles furent arrêtées par le 4^ régiment de chasseurs et par les colonnes du colonel Potemkin ; mais l'ennemi redoublant d'efforts contre ce dernier, le général Miloradowich le renforça par un bataillon du 33®. A l'aide de ce secours et de k cavalerie russe de la droite , le colonel Potemkin réussit à conserver sa position. Cependant , cette première tentative échouée ne découragea pas l'ennemi ; il renouvela l'attaque avec encore plus de vigueur. Miloradowich , de son côté, fit passer de nouveaux renforts aux troupes engagées ; le ti^ bataillon du 33® renforça le 4^ régiment, et l'on fit même repasser la PoUga aux quatre régiments d'infanterie, qui, d'abord, avaient été placés au-delà de cette petite rivière. Les régiments de Boutyrki et de Tomsk demeurèrent en réserve sur la grande route; mais ceux de Liban et de Sophie furent dirigés à l'appui du colonel Potemkin. Ces mesures eurent le succès désiré : l'ennemi fut définitivement repoussé et rejeté dans les broussailles; sa cavalerie, qui se présenta pour arrêter l'élan des tirailleurs russes , fut chargée et culbutée par celle du général

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Ouvarof. L'obscurité termina le combat, qui avait duré cinq heures avec beaucoup de vivacité. Les Russes eurent près de 2 mille hommes hors de hgne; la perte des Français fut plus considérable : le roi de Naples , déconcerté par la résistance qu'il éprouva dans ce combat, ne poursuivit que faiblement les jours suivants, et se borna à faire suivre les kosaques par sa i cavalerie.

jî Le général Wintzingerode qui marchait à la 1 hauteur de la droite de l'armée , fut renforcé par i un régiment d'hussards et deux de kosaques , et 1 reçut l'ordre d'observer la marche du vice-roi. Le 3o , l'armée russe se porta à Wésiorna ; \ l'arri ère-garde se replia jusqu'à Roubinskoié. Le

— ^ i3i , l'armée vint à Mamonow^o et Miloradowich

à Malaia- Wésiorna. Lejcamp de Mamonow^o fut

] fortifié par quelques ouvrages de campagne , ce " * î qui fit croire que le prince Routousof voulait encore se mesurer avec l'ennemi avant de se résigner à l'abandon de Moscou. Mais il parait que le général en chef n'avait fait ces dispositions que pour mieux dissimuler sa détermination d'évacuer la capitale. Il était d'autant plus urgent de faire croire aux troupes russes que l'on combattrait encore pour la défense de Moscou , que c'était peut-être l'unique moyen de les rete-

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