CHAPITRE V
Ces quatre corps étaient disposés sur deux lignes chaque bataillon en colonne d'attaque. A la droite du 4* corps, deux lignes de cavalerie, dont la première était composée du i^^ corps de cavalerie , et la deuxième du a^, formaient un crochet qui couvrait Faile droite. Le 4^ corps de cavalerie, établi sur deux lignes derrière l'extrême gauche du 7® corps, servait de réserve à l'aile gauche. La grande réserve d'infanterie était formée par le 8® corps, disposé sur deux lignes de colonnes de bataillons, à 200 pas en arrière du centre de la ligne principale. A 200 pas en arrière du 3* corps, se trouvait enfin le lieutenant - général prince Gallitzin, avec la réserve des cuirassiers, qui étaient formés en deux colonnes de divisions par régiment. L'artillerie de la réserve était parquée derrière les cuirassiers. Le colonel Gogel occupait, avec les 5®, 6®, i^^, 33® et II® régiments de chasseurs, le grand bois de la gauche. Le colonel Potemkin, avec les 48® et 4^ de chasseurs , formait l'extrême droite dans le bois , à la droite du crochet de cavalerie.
Toutes ces troupes bivouaquaient sur la position, excepté les 2® et 4^ corps de cavalerie et la i^®division des cuirassiers. Cette dernière, que Ton ménageait comme l'élite de l'armée, can-»
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tonnait dans des villages sur la droite du camp , et les deux corps de cavalerie étaient en avant-garde à la gauche de la Nara. Afin d'augmenter la force de la position , l'on éleva des lunettes et des redans sur le front de la ligne avancée , ainsi que dans la direction des extrémités de cette ligne, jusqu'aux points d'appui des ailes de la ligne principale. L'on pratiqua aussi de grands abattis dans le bois de la gauche , pour gêner les manœuvres que l'ennemi aurait pu faire contre cette aile. ; Le général Wintzingerode , que nous avons vu I à l'époque de l'évacuation de Moscou , laissé sur • la route de Pétersbourg, s'était d'abord posté k ; Pechki ; mais les Français ayant occupé Volokolamsk, il craignit d'être coupé de Rlin, et se replia jusqu'à Dowydjfcowo, à 7 werstes de Klin. Cependant le mouvement des ennemis n'eut point de suite : Volokolamsk n'avait été occupé que par un de leurs détachements , qui se retira à l'approche du colonel Benkendorf, que le général Wintzingerode y envoya avec deux régiments de kosaques.
Le résultat de la troisième période de la campagne ne répond point encore à la supériorité de forces que Napoléon avait à sa disposition. A