‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 30 sur 181 · CHAPITRE T · texte numérisé non relu

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pour faire revenir la Porte de son abattement , en lui insinuant que , lui - même étant prêt à ■ rompre avec les Russes , elle ne devait pas se ; hâter de conclure le traité. Il réussit du moins 4 par ses menées, à entraver la marche des négo* dations de Bukarest.

Au commencement de l'année 1 8 1 2 , tout .

présageait l'explosion prochaine de la grande crise dont l'Europe se trouvait menacée. La situation militaire de Napoléon en Allemagne . était déjà formidable. La garnison de Dantzig ^ l accrue par des renforts successifs , présentait un : total de plus de ao mille hommes. Celles des placés de l'Oder furent aussi renforcées. Stettin seule contenait plus de 17 mille hommes. En outre, l'armée française d'Allemagne comptait déjà plus de 100 mille combattants , et attendait / de nouveaux renforts qui se trouvaient déjà en \ marche. Les forces militaires de la France, déjà si prodigieuses, devaient être encore augmentées par une nouvelle levée de la conscription de 181 2. L'armée française d'Italie reçut aussi / l'ordre de se tenir prête à marcher. *

L'attitude de l'empereur des Français était d'autant plus menaçante, qu'outre les ressources militaires de l'empire français et du royaume d'Italie, il avait encore k sa disposition celles

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') \ des alliez oti plutôt des vassaux de son empire, 1 tels que lé roi de Naples, la Suisse, les princes 4'W^ 1 de la confédération du Rhin, et le duché de Varsovie. A l'exception de la Russie, de l'Angleterre et de la Turquie , il ne restait en Europe d'autres puissances indéjpendantes que le Banemârk, là Priissé, rAûtficlie et J4 .SuiS^: \ lîâpoiéon ne négligea rien pour les attirer à son 1 alliance.

Le Danemark qui, depuis la catastrophe de . Copenhague , suivait aveuglement les impulsions ; du cabinet des Tuileries , ne refusa pas de continuer à faire cause commune avec la Fraiice; ; mais sa coopération ne pouvait être d'aucune I utilité pour elle : les moyens inilitaires du Danemark, trop circonscrits, étaient à peine suffisants pour la défense de ses propres possessions , contre les entreprises des Anglais et de leurs ^ alliés.

\ \ La Prusse se trouvait dans la position la plus

^ ;' critique. Cernée de tous côtés par les troupes

, ^ du duché de Varsovie , par celles de Saxe , et

l ^- par l'armée de Davoust qui , en quelques marches, pouvait être rendue à Berlin, elle voyait encore les Français établis au cœur de ses états par l'occupation de Dantzig , et des trois places de roder. Dans cette déplorable situation, Fré-

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