‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 33 sur 181 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

pendance ; et , pour la maintenir, il se détermina , au contraire, à s'unir étroitement à la Russie. Le traité entre cette dernière puissance et la Suède , fut signé à Pétersbourg le 24 mars (5 avril). La possession de la Norvège y fut assurée à la Suède. L'on devait préalablement proposer au Danemarck d'accéder à cette alliance , en consentant , à renoncer à la Norvège , contre une indemnité j équivalente , prise sur les provinces d'Allemagne \ limitrophes à ses possessions dans ce pays. En \ cas de refus de sa part, un corps de 35 mille Russes devait aider les Suédois à conquérir la Norvège : cette opération achevée, îiS à 3o mille Suédois, et !"& à 20 mille Russes auraient été transportés sur les côtes de l'Allemagne, afin d'exécuter une diversion sur les derrières de la grande armée française.

Napoléon , tout en hâtant ses préparatifs , désirait encore endormir le cabinet de Saint-Péters- : bourg , à l'approche de la grande crise : pour y parvenir, il crut devoir lui témoigner encore le désir de négocier. Le colonel Czernicheff , aidede-camp de l'empereur Alexandre , qui avait été chargé de plusieurs communications confideutielles entre les deux souverains, se trouvait pour-lors à Paris : dès le lendemain du jour de la signature du traité avec la Prusse , Napoléon

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; l'expédia à Pétersbourg, avec la proposition de travailler à faire disparaître les griefs des deux partis.

Ces griefs se réduisaient aux quatre points suivants : I® les défiances que l'extension du duché de Varsovie avait inspirées à la Russie; i^ la réunion du duché d'Oldenbourg; 3^ la législation sur le commerce des marchandises anglaises et les bâtiments dénationalisés; et 4® les dispositions du tarif de 1810. Quant au premier point , Napoléon déclarait formellement qu'il ne favoriserait aucune entreprise qui tendrait directement ou indirectement au rétablissemeut de la Pologne : pour ce qui regarde l'Oldenbourg, il demandait que l'empereur Alexandre se déterminât ou à renoncer à l'indemnisation du duc , pu à en accepter une, pourvu qu'elle ne fût point composée ni de Dantzick, ni d'aucune possession du duché de Varsovie ; quant au troisième point , la Russie devait s'engager à maintenir sévèrement les stipulations du traité de Tilsit , et les mesures prises contre le commerce anglais , sauf quelques soulagements pour l'exportation des produits du pays en échange des objets d'importation; c'est-à-dire en adoptant, d'après un accord mutuel, un système de licences, d'après lequel l'avantage du commerce

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