CHAPITRE I
rait occupé par les troupes d'aucune des deux puissances; conséquemment , que la première base de toute négociation devait être l'engagement formel de l'entière évacuation des états prussiens et de toutes les places fortes de ce pays , quels qu'aient été l'époque et le motif de de leur occupation par les troupes françaises ou alliées. La Russie demandait, en outre , la réduction de la garnison de Dantzig sur le pied où elle était avant le i®*' janvier 181 1 ; l'évacuation de la Poméranie suédoise , et un arrangement avec le roi de Suède , propre à satisfaire réciproquement les deux couronnes de France et de Suède. Ce n'est qu'après avoir obtenu ces conditions préalables, que l'ambassadeur devait prendre, au nom de l'empereur Alexandre, les engagements suivants : i** de n'adopter aucun changement aux mesures prohibitives adoptées en Russie, et sévèrement observées jusqu'alors contre le commerce direct avec l'Angleterre ; 7? de convenir avec l'empereur des Français, d'un système de licences à introduire en Russie, à l'exemple de la France, bien entendu qu'il ne pourrait être admis qu'après qu'il eût été reconnu ne' pouvoir augmenter par ses effets le préjudice qu'éprouvait le commerce Russe ; 3° de traiter, par un arrangement particulier, de certaines modifi-
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cations que la France pouvait désirer poiu* l'avantage de son commerce, dans le tarif de 1810; enfin, 4° de consentir à conclure un traité d'é-, change du duché d'Oldenbourg contre un équivalent convenable, qui serait proposé par l'em-. pereur des Français , et à retirer, dans ce cas , la protestation publiée.
Malgré l'urgence des circonstances , pendant quinze jours, les propositions de l'ambassadeur de Russie demeurèrent sans réponse. Le ministre 1 des relations extérieures ne rompit même ce silence que pour demander à Tambassadeur VA \ avait les pleins-pouvoirs nécessaires pour arrêter I et conclure le traité qu'il proposait. Le prince i Kourakin releva victorieusement la frivolité de \ cette question, en observant que le caractère i dont il était revêtu rendait superflu tout autre pouvoir spécial. Le départ de Napoléon pour ? Dresde, qui eut lieu le 27 avril, coupa court à cette négociation, et le prince Kourakin, voyant ; qu'il n'obtenait pas de réponse, fut obligé de ■ demander ses passeports.
■s Cependant il restait encore quelque faible espé-
.; rance d'accommodement. Avant son départ pour
Dresde, Napoléon avait envoyé à Wilna le gé-
] néral comte de Narboune, son aide-de-camp,
avec des propositions semblables à celles dont