‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 71 sur 181 · CHAPITRE III. l5'J · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. l5'J

pour menacer le flanc droit des corps ennemis ^ qi|i agiraient contre le prince Bagration. Dans CjB dernier cas, le général Saken aurait été laissé près de Staroï-Konstantinow , avec la 36* division d'infanterie , la 1 1 ® de cavalerie , et quelques kosaques, pour tenir en respect la Gallicie autrichienne.

Pendant qu'au quartier-général de Wilna on prenait ces arrangements , l'empereur Napoléon se disposait à ouvrir la campagne. Il avait partagé toutes ses forces disponibles , qui montaient à près de Soo mille hommes, en trois grandes divisions. Lui-même, avec ses gardes, les corps d^ Davoust, d'Oudinot et de Ney (i), les jçorps de cavalerie de Nansouty, de Montbrun et de Grouchy, en tout a5o mille hommes, se prépa- i rait à écraser la première armée d'oqisst, en / tombant vivement sur le centre de cette armée , : avant qu'elle fut rassemblée. Le roi d^ W^stpha- 1 lie, avec le corps de Jqnot et ceux de Ponia- 1 towski, de Régnier, et celui de cavalerie de Latour-Maubourg, formant une masse de 3o mille /

(i) Nous désignerons désormais les maréchaux sous leurs anciens noms seulement ; ils sont beaucoup plus connus de chacun, que les titres qu'on leur a décernés comme juste réjBpmpçnsis de leur$ servîees.

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hommes, devait exécuter la même manœuvre contre la deuxième armée. Le vice-roi d'Italie, avec une armée centrale , aussi d'environ 80 mille hommes , composée de son corps et de celui de Saint-Cjrr, était destiné à se jeter entre les deux armées russes , ci-dessus nommées , pour couper la communication entre elles, et maintenir leur séparation. Outre ces trois grandes masses, les ennemis avaient encore formé deux corps de flanc : à la gauche, le maréchal Macdonald , avec son corps d'environ 3o mille hommes, devait pénétrer en Courlande, pour menacer le flanc droit des Russes , et leur donner de la jalousie sur Riga ; à la droite, le prince de Schwartzemberg^ avec le corps auxiliaire autrichien, aussi de 3o mille hommes, était destiné à contenir Tormassof.

Des deux côtés les armées étaient en présence , attendant avec impatience le signal pour commencer les hostilités. L'on ne doutait plus de la guerre; cependant aucune déclaration publique ne l'avait encore annoncée. Enfin, Napoléon fit paraître, le 10 de ju in, à son quartier impérial de Wilkowisky, la proclamation suivante :

« Soldats , « La seconde guerre de Pologne est commen-

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