CHAPITRE III. iSg
« cée. La première s'est terminée à Friedland et «à Tilsit : à Tilsit, la Russie a juré éternelle al- « liance à la France et guerre à l'Angleterre. Elle « viole aujourd'hi ses serments. Elle ne veut dona ner aucune explication de son étrange conduite a que les aigles françaises n'aient repassé le Rhin, a laissant par là nos alliés à sa disposition. La « Russie est entraînée par la fatalité ! Ses destins «doivent s'accomplir. Nous croirait -elle donc « dégénérés ? Ne serions-nous donc plus les sol- , « dats d'Austerlitz? Elle nous place entre le désce honneur et la guerre. Le choix ne saurait être c< douteux. Marchons donc en avant ! Passons le «Niémen! Portons la guerre sur son territoire. « La seconde guerre de Pologne sera glorieuse « aux armées françaises comme la première; mais « la paix que nous conclurons , portera avec elle « sa garantie , et mettra un terme à cette orgueil- « leuse influence que la Russie a exercée depuis «cinquante ans sur les affaires de l'Europe »
Le II juin, les armées ennemies occupaient la position suivante : le maréchal Macdonald , âvecle ib^corpsj^de 3r mille hommes, à Tilsit; lé roi de Naples, ayant sous ses ordres le géné-f rai Nansouty, avec le i®' corps de cavalerie, de i3 mille, et le général Montbrun, avec le a*^-
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corps de cavalerie, de lo mille, en face de Kowno et à Preny ; le général Grouchy, avec le 3® corps de cavalerie, de 7 mille, àKodarki, sur le chemin de Pilwiski à Kowno ; le maréchal Davoust , avec le i®^ corps , de 83 mille , devant la forêt de Pillwiski ; le maréchal Oudinot, avec le 2® corps, de 47 mille, en y comprenant la division de cuirassiers de Doumerc, en arrière du i^^ corps; les maréchaux Lefebvre et Bessières, avec la garde, de 55 mille, en avant de Wilkowyski; le maréchal Ney, avec le 3® corps, de 43 mille, en avant de Marienpol ; le général Gouvion Saint- Cyr, avec le 6® corps, de 27 mille, en avant d'Oletzko; le vice-roi, avec le 4^ corps, de Sa mille, à Oletzko; le général Latour-Maubourg, avec le 4^ corps de cavalerie, de 7 mille hommes , devant Grodno; le prince Poniatowski, avec le 5« corps, de 39 mille^ le général Reynier, avec le 7^ corps, de 18 mille , et le général Junot, avec le 8® corps, de 18 mille, étaient vers Nowogorod , sur la Narew ; le prince de Schwartzenberg, avec le corps autrichien, de 3o mille hommes, s'approchait de Droguiczin, sur le Boug.
Napoléon s'était déterminé à ne plus différer l'ouverture de la campagne, quoique ses armées du centre et de la droite se trouvassent encore trop en arrière pour ajgir simultanément avec la