‹ Histoire militaire de la Prusse avant 1756, ou, Introduction a la guerre de sept-ansChapitre 19 sur 38 · CHAPITRE QUATRÈIEM · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRÈIEM

nsToms VÈ frébérig-guillaime » bit le GRAinHÉLEcmm. (i6A0-i6ft8.)

Si)ipu»ç< -- Prenîères m^svre^ |£rise$ par FFM^ii(hGuUlaiiBltb

— Traité de Westphalie (16^8). — Frédéric-Guillaume proté^ les protestants du duché de JuHers et de Berg. — 11 se reconnaît vass»! d« la Suède. — BatalHe de Varsovie (1658). — Frédéric-Guillaume obtient la possession entière du duché deFvMift.

— Guerrft avec 1^ Suède. — Traité d'Qliva (i^m^ ^ Ain/i)|orations dues à Frédécic-Gui^laume pendant dU années ()e pai^

— Il se déclare pour les Provinces- Unies. — Sa coopération à la fBtte des Impériaux contre Turenne. — Traité de Wossen (i639jL.^ lourn^s de MâUbausea et de TarUwim.-^Ftéâévkv Guill^Mme vole au secours 4e aes £tatsu meoacés .par \n Sué-* dois. —Il surprend la ville de Ralhenow. — Combat de PehrbeUin (1675). ^^ Prise de Sleltin. — Bombardement et eftpitttlation de Stralçund. «-« Course rapMe en tratneati po»r A^ivr^f Titeitt» r^ Paix 4e Saiat-Germaio U^9). ^ InHUttUA» de racçise. — Exploits maritiiSQS de Frôdéric-Guillauo;i^ -r* Son équité.— Il reçoit de TEmpereur Tinvesliture du duché de Magdebburg. — Son décès en 1688.— Son portrait. —Tableaux de raraéebiaiidehûurgeoise ea 1689. — ObservaUone surcette armée.

Frédério-Guillaume prit t^ vèù^ du gou^^riVI^^ ment k Vis» ^^ ^^tL^ ^^^> ^^ ^nm^ dès ^m «^^eiqen^ dei| pr^uve& âe h solidité et de U QïatwJM préçQCÇ de 900. esprit.

11 avait déi)uté soua^ lies^ yem de wsi onoW». Wm

de Suède Gustave-Adolphe, et, après la mort de ce célèbre monarque, était venu en Hollande étudier les sciences à Leyde, et Part militaire à Arnheim« Il fit dans ce pays, de 1655 à 1637, ses premières armes sous le prince d'Orange Henri-Frédéric de Nassau; il y apprit à estimer la civilisation et à connaître les hommes, qualités qui ne lui furent pas inutiles dans le gouvernement du peuple brandebourgeois. A son retour de Hollande, il accompagna son père en Prusse, pendant le voyage dans lequel ce dernier mourut.

Ravagé dans tous les sens depuis longues années, l'Électoral de Brandebourg offrait Taspect d -un vaste désert. Pour remédier à cet état de choses, Frédéric- Guillaume régularisa son budget, y équilibra les recettes avec les dépenses, et se débarrassa des ministres de son père, parce qu'il regardait leur administration défectueuse comme ayant contribué aux malheurs de ses États. Le principal de ces ministres, le comte de Schwartzenberg , ancienne créature de TAutriche, qui avait voulu le convertir au catholicisme et lui faire épouser une archiduchesse, se retira dans la forteresse de Spandau , et y décéda la même année : à sa mort, TËlecteur ordonna d'apposer les scellés sur ses effets.

Frédéric - Guillaume reçut personnellement des mains du roi de Pologne Wladislas Wasa Tinvestiture de la Prusse, et promit en revanche à ce monarque un tribut annuel de 120,000 florins, et une

guerre constante contre les ennemis de sa couronne. Il envoya le baron de Lœben recevoir de l*Empereur rinvestiture de PÉlectorat de Brandebourg; cette dernière ne comprit pas les duchés encore en litige de la succession de Clèves.

La première mesure à prendre par rÉIecteur, c*était de s'efforcer d'obtenir l'entière évacuation de ses États; dans ce but, il signa une trêve de vingt ans avec les Suédois^ paya i 60,000 écus de dédommagement aux garnisons suédoises, et conclut des traitée avec les Suédois et les Hollandais. La paix de Westphalie, qui porte, quant à sa publication, la date du 2/i octobre 16&8, intervint bientôt, et pro* cura, soûs la garantie de Louis XIY, quelque repos aux princes allemands. Cette paix contraignit Frédéric*Guillaume à une cession en faveur de la Suède, cette puissance alliée de la France, et victorieuse avec elle pendant la guerre de Trente-Ans, à la cession effective de la Poméranie citérieure, des îles de Rugen et de Wollin, des villes de Slettin, de Gartz, de Golnau, des trois embouchures de l'Oder. 11 fut indem^ nisé par l'entrée en propriété et jouissance des évêcbés, sécularisés de Halberstadt, de Minden, de Gamin ) et du comté de Hohenstein et Regenstein, ainsi que par l'expectative de l'archevêché de Magdebourg, alors administré par Auguste de Saxe. Deux années après cette paix célèbre, qui réussit à poser, par ses stipulations, les bases du droit public de l'Europe, Içs Suédois avaient complètement évacué les États brandebourgeois.

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