CHAPITRE ir
■pas plutôt en retraite qu'il jeta m» pont An iSS?. volant sur le Pô , et se logea à Moncalier le 6 novembre ; à celte nouvelle Montmorend se porta à La-Ville ; mais les Impériaux le prévinrent en se repliant sur Asti, sans pouvoir être inquiétés. Le Dauphin qui commandait en chef l'armée française fit des délachemens destinés à resserrer selon l'usage les places où les ennemis avaient de nombreuses garnisons, pendant qu'il attaquait les forteresses moins considérables; peu de jours suffirent pour le rendre maître de Riva , de Poyrin , de Villeneuve , de MontaKa, d'Antignan , de Dusin , de Macliano, de Montisel, de Carmagnole; et la prise de ces postes fortifiés lui fut d'autant plus utile , que les habilans des campagnes y avaient resserré leurs récoltes (i). Les choses en étaient à ce ^om'^;,'^" F oint , lorsque François L"' arriva en ^"p^j^ij^s.™ iémont ; le duc de Savoie qui conser- îf.'^J"'^''""' vaitpour ce prince des méiiagemens dont cw.piD..iib. » on n'usait pas envers lui , craignant de se commettre avec le roi , chargea le comte de Châtiant du commandement du Piémont pendant son absence , ordonna k ses troupes d'obéir au général de l'empereur, et se retira avec la cour à Nice (a). Il est à croire que le monarque (ô cmbu»». français aurait poussé plus loin ses conquêtes, si dans ces entrefaites l'on n'avait convenu d'une trêve de trois mois, qui fut Tom, II. 4
5o guebrtES bu pi^moht An 1537. signée à Carmagnole le 33 novembre, aa moment où l'armée impériale, qui n'était point payée, s'était mutinée contre ses chefs. /--V'îiw'ùiilt ('^' ^*'' *^®' arrangement, dans lequel '"■■ *> il n'est aucunement parlé du duc de Sa-
voie , les deux généraux français et espagnol convinrent de garder les places quils occupaient respectivement , dans lesquelles chacun entretiendrait les garnisons qu'il jugerait nécessaires , le reste des armées devait évacuer le Piémont , pendant que les commissaires des deux puissances réunis à Locate traiteraient 5- "'ïkl!'"'^™; *^* '^ P^'^ (2)' Cet accord signé , le duc i™;!.'"'* '■ ~ ^^ visiter, le roi par le comte de Frossasque ; et le marquis Du-Guast se rendit lui-même auprès de ce monarque Lv?i. S^^™° ' (5) , qui le ret^ut avec bonté. François I , tranquille alors pour l'Italie , se retira en France par Pignerol , en nommant le maréchal de Moutjean son lieutenantgénéral en Piémont. Cet officier était le moins propre à se captiver l'amour d'un peuple nouvellement soumis ; il joignait à un caractère violent et dur , les formes les plus austères', et surtout une prévention décidée contre les Piémontais. Monsieur de Montjean ayant pris possession de son gouvernement après le départ de la cour, assembla les états de la province pour en recevoir le serment ; il ne tarda pas 'à les réunir de nouveau pour demander l'établissement