‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 106 sur 176 · CHAPITRE XX. 56l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX. 56l

L'ëloignement du prince piémonlais An i5go. n'avait point ralenti les opérations militaires dans le Dauphiné: nous avons dit que monsieur Lesdiguières était repassé à Embrun après le combat de Gialion:

cette retraite inattendue , dont on ne pouvait alors soupçonner la cause , avait son motif dans les intelligences que co général entretenait à Grenoble , dont Jacques de Savoie , marquis de Saint- ■Sorlin,(a) , gouverneur ou Dauphiné -au nom de la ligue, venait d'affaiblir la garnison, pour attaquer Vichi en Auvergne : Lesdiguières voulant profiter de cette circonstance , appela monsieur de Sancy vers Genève ; il s'approcha secrètement lui-même de Grenoblef la nuit du 34 novembre, et poussa jusque sous les . murs de la ville les détachemens destinés à l'escalader du côté du faubourg de Saint-Laurent: il avait gagné le- propriétaire d'une maison dont les murs servaient d'enceinte au iaubourg, et les royalistes , montant par les fenêtres de cette maison , entrèrent heureusement -dans la place, se saisirent avec le même bonheur de la porte voisine , et mirent aussitôt le feu en plusieurs endroits ,

(a) Petit fils de Philippe IT, duc de Savoie , et fiU de Philippe, tigR de la hranche des comtes de Gen^gis et de Faucigoy , éteinte en i65g.

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j/n iSgo. afin d'occuper les habitans, en attendant l'arrivée de Lesdiguières , qui ne tarda pas à les rejoindre: ce général enfonça la porte de la viile avec le pétard ; jnats monsieor d'Albigny , qai y commandait » ayant fait abattre la herse , en même temps qu'il rorapaîc Se pont sur l'Isère , les assaillans passèrent le reste de la nuit à piller et à se £i>rtlHer dans le faubourg : le leademaîa Lesdiguières dressa deux batteries , une sur le coteau de Ghalemont , l'autre -en face des CwrdeUers ; les jwsiégé»

incommodèrent les royalistes daos leur»

tranchées par ie feu d'une pièce de canon qu'ils montèrent s«r te docfaer de Saint-André : d'Alb^iry aoraît voulu se bien défendre ; cepeiwlant o««B»e il n'avait presque point de garnison , il ne put reeisler -au voesi 4iei 'citoyens ; et ayant capitale te sa décembre, il se retira en Savoie , où non» 4e verrons bientôt jouer un grand rôle. Le marquis de Saint-Sorlin quitta précifûtamment l'Auvergne *n pnejnler bruit de co siège , et réuni aux troupes savoyardes que commandait monsieur 'de Sonriaz, H marcha à grandes gooméesvers la capi- . taie du Dauphiné , dont il apprit eu

io,',c,t.^yu^i\ route la reddition ; sur cette nouvelle

..'■- B«f'^Ô«. il rentra en Auvergne, en se séparant

îlitHi'MiTrBi" des Piémontais (i).

^r.-iï.'Uni." Don Amé de Savoie poussait arec

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