CHAPITRE XX
'ftctivité la guerre contre les Cenévois , ^b iSgo. sur qui il reprit Gex, et dont il dispersait souvent les partis qui osaient se montrer en campagne ; îa garnison de Thonon enleva un riche «wivoi allant k Genève par le lac, et tes paysatis savoyards battirent le capiXaioe GBiche , Tommandant du châtea» ije Orées, qui prétendait faire des courses. Les Genevois avaient en vain ten1)é le village de Brent ; ils y furent repousses , ■et poursuivis jusque sous les murs de leur ville par le, colonel Torsi ; mais Sa troupe ■uniquenlent occupée de pillage s'-élant débandée, les ennemis «e jetèrent sur elle , et la défirent «isément : animés sans doute par cet avantage, ils poussèrent dans le Chablais de nouveaux partis: Don Amé de Savoie s«tant ensuite ■approché de 'G«néve ivcc tontes ses forces , il y -eut deux combats à l'avantage des'Piemontais, qui portèrent la terreur dans lï ville, où l'on s'attendait à. -être bientôt assiégé; monsieur de Lobigny blessé et malade ne pouvait ni Telever le courage abattu des citoyens, ■ni prendre les dispositions nécessaires, ■et le désordre était grand h Genève , lorsque le baron de Conforgien y arriva iie la part du roi de France. La première censée de cet «flicier auquel on remit 'le commandement militaire fut de reprendre l'offensive : il embarqua à cet
564 GtTERnES bu Pf^MOHT ^/riS^o. effet trois compagnies d'infanterie, qa'H fit passer à Kôle, pour qu'en traversant le lac elles se portassent lout-à-coup sur Evian , qu'il espérait surprendre : cependant Içs Savoyards se tenaient sur leurs gardes , et le commandant de l'expédition ayant trouvé la garnison en défense, se retira, après avoir pillé quel^ ques villages.
Dès que monsieur de Conforgien vît manquer son projet, il forma celui de se jeter sur le Faucigny , où il savait que les Ptémontais n'étaient point en rorce ; comptant mettre sans obstacles cette province à contribution, il y marcha à la tête de sept cents hommes, qui traînaient à leur suite cent chariots destinés au transport du butin; mais le baron d'Hermance, averti du dessein des Genevois, parvint avec des soins infinis à rassembler six cents hommes, à la tête desquels il gagna une marche sur le flanc des ennemis , et se portant tovtt a coup sur leurs derrières, il leur coupa te seul chemin par lequel ils pouvaient se retirer : ce mouvement hardi força Conforgien à revenir sur ses pas , afin de rouvrir ses communications : le combat s'engagea vivement : les Savoyards ne se retirèrent qu'après avoir perdu trois cents hommes ; et les Genevois qui en eurent de deux cents k deux centA cinquante de tués ou blessés, allèrent