‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 119 sur 176 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

point l'Isère : monsieur de Lesdiguières An iSgi'. savait mieux vaincre que profiter de la victoire^ toujours prompt 'k exécuter les Bonveaux pro]ets qu il enfantait sans cesse, il avait à peine rassuré Grenoble , qu'il passa rapidement dans le Briançonnais , «ntra dans la vallée de Barcelonnette , et investit la ville de ce nom (i), où ^ip'. J!^' "' commandait toujours monsieur de Faucon, <]oi l'avait conquise : la réputation que cet ofiîcier s'était faite ne paraissait pas devoir laisser douter de son courage; cependant, il se vit à peine cerné, qu'il demanda Bu général ennemi un entretien secret, dans lequel il convint de rendre la place : aucun officier ne fut consulté par le gouverneur, excepté monsieur de Sainte-Marguerite , son frère ; fit l'accord concerté demeura caché à tout le monde jusqu'au moment de son exécution (a); quand on le publia la (.)cu>t>iwi surprise et l'indignation générale éclatèrent ; le capitaine Gastatdo s'opposa avec force à la lâcheté de Faucon; il voyait mille moyens de défendre ta -ville (5) , p)*!»^* dont les habitans prirent les armes , et où il restait trois cents hommes de garnison ; cependant rien ne put changer les déterminations du gouverneur ; et parmi tant de braves il ne s'en trouva pas un assez hardi pour arracher le commandement de ces makis indignes : la capitulation s'exécuta ; les Français en ;

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^93 GUEABES OU PlÉMOTït Ah iSgi. eritrant dans la ville dévalisèrent la ga)^ nison, et la renvoyèrent un bâton blanc à la main: cette troupe arriva à Déiï mont dans ta vallée de Sture , où le comte de Masin s'était porté avec des forces siilEsantes pour secourir Barcelonnette: sa perte inattendue alBigea et siu> , prit beaucoup ce général; mais ce qui lui parut plus extraordinaire encore, ce fut de voir que Faucon osa se présen* ter à lui; il l'arréla aussitôt « et le re^ mit à l'auditeur général des guerres, qui prononça militairement l'arrêt de sa mortv et celui de monsieur de Saiule-Margue-^ ï^^iSîT"™^" rite, condamné à six mois en prison (i)t L'infatigable Lesdiguières ayant laissé une garnison à Barcelonnette , pess^ ea Provence > où monsieur de La-Vallette ^'attendait : leur jonction s'étant heureu'r sèment opérée , ils prirent le 5o octobre le lieu de Gaubert, dont ils firent pendre le commandant et vingt-trois sol* ■o,*^î°î!^' "*'■ dais (3): ils marchèrent ensuite à Digne; la garnison abandonnant trop tôt une. redoute qui protégeait la^ ville ^ et une, église qui l'a voisinait, capitula, après deux jours de feu. Le duc de Savoie était toujours occupe h Puech, lorsqu'il apprit la perte de Digne, et l'approche de ^'ij"^'"^'-'' l'armée ennemie C3) ; soit qu'il craignit un engagement décisif, soit qu'il jugeât devoir céder aux prières du parlement) <^ul l'appelait à s'opposer à la ibrtiiicatioA.

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ne Vinon commencée par les royalistes Jn iSgt. 3(1) , il leva son camp le 7 novembre , f,j cuioi..™ et se replia sous les murs d'Aik , sans "'"■ '*■•'■"■ être inquiété. Monsieur de LesdiguièfeS reprit la route du Dauphiné (2), et ii«V.I'"''"'* monsieur de La-Vallette , demeuré seul dans son gouvernement , fît passer quatre cents hommes à Vinoti, pour presse^ }es fortifications nouvelles, dans la vtid de gêner Aix , en se rendant maître du passage du Verdun. Cette entreprise donnait , comme nous l'avorts dît , di justes inquiétudes au patlement; et sur ces instances^ Charles Emmanuel Ordonna à messieurs de Monestarol et d'Alamanoci de chasser, s'il était possible, l'ennemi de Vinon : ces officiers qui- s'en approi' chérent au commencetntint de décemorei ■en trouvèrent le fortification fort aVan* cée , et se contentèrent de cerner ié village , en attendant l'arrivée de Doti Sanche de Salines et du comte de Bar; le comte de Carces vint bientôt au siège avec le reste ^e l'infanterie, et le duc de Savoie s'y rendit en personne à la tête de sa cavalerie , stir la hpUvetle que monsieur de La-Vallette allait tenter de secourir la * place : l'armée piémontaise étant toute arrivée sous ses tnurs, l'infanterie campa sur la gauche du Verdun , et la cavaleiie guéia cettti rivière : après trois îours de feu , l'on M disposait ii l'assaut > lorsque le tS-

$94 GVEItnBS DIT PIÉMONT

^AiSgi. décembre les avant-postes aperçurent U tête des colonnes françaises, qui venaient de Riez par Oraison: Charles renforça k la hâte se« postes snr la droite de la rivière , en leur ordonnant de s'y soutenir ; le combat s'enga^a en effet entre la cavalerie; D'Alamanon chargea d'abord avec quelques succès , il poussa les escadrons ennemis jusque sous le feu de leur infanterie , et ce fieu l'in* commodant beaucoup , il fit un mon* vement de flanc sur sa gauche , voulant se remettre avant de charger une féconde fois ; niais ses cavaliers qui avaient beaucoup souffert , se déban?

dèrent, et découvrirent le flanc des Piémontais , sur lequel les Français seportèrent; monsieur de Monestarot tenta alors se replier; et le désordre s'étant mis dans sa troupe , il' ne lui iiit.plns possible de l'arrêter : la seule cavalerie espagnole combattait encore ; elle avait rompu l'aile droite des ennemis qu'elle poursuivait , lorsque les mêmes troupes qui venaient de battre d'Alamanon et Monestarol fondirent sur elle ; les Espagnols allaient être enveloppés, le duo de Savoie îtccourut à leur secoars jt la tète des gentilshommes de sa garde : Charles s'exposa beaucoup ; il çut un cheval- tué sous lui , et il reçut plusieurs coups dans ses armes :

le comte d« Vicinguerra, commissaira

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