CHAPITRE XXVr
k son but en forçant le pont, en face -^ iSjS. duquel Don Garcie de Mières se soute^ naît toujours; il en fixa l'attaque au len^ demain; les troupes, quoiqqe très- fatiguées de la marche précédente , passèrent au bivouac une nuit pénible , sans pain , et sans feii ; la neige ne discontinua de tomber qu'à l'aube du jour, et le vent qui la chassa apporta un brouillard si épais , qu'on pouvait à peine se reconnaître. Le duc de Savoie ne prit pas un instant de repos durant cette nuit fatigante , il parcourut la ligne , et régla lui-même les dispositions de l'attaque : il fit mettre pied à terre à tous les cuirassiers y auxquels il joignit les mousquetaires armés de corselets ; ce CQrps conduit par le colonel Cavalchini devait attaquer le pont, et ouvrir par ce moyen la route d'Exilés à un détachement de deux cents hommes destinés k oe jeter dans la place : le reste de la mousqueterie fut placé le long de la ru vière , ou sur le plateau de Mières; la cavalerie et les piquiers formant une se* conde ligne.
Dès que le jour parut l'artillerie pié-r montaise commença un £eu trèsmf contre la 'tête du pont; l'infanterie seconda ce feu par des décharges répétées; mais comme le brouillard empêchait de pointer le canon on n'endommagea presque ^int le Fetranchement j cependant la
46a > GUERRES DU PIEMONT ^i5g5. garde du pont prit 1 épouvante, et abandonna son canoa en fuyant, de sorte que le poste eût été pris si l'on avait connu ce désordre; l'ennemi le répara, néanmoins bien vite, et la fusillade dura assez long-temps.: Cliarles diiFérait l'attaque de la tète de ppnt dans l'espoir que l'horizon s'éclaircirait ; voyant enfia que l'heure avançait , et quQ la bruma continuait toujours, il donna à C^valehini l'ordre dç marchçr ; ra,algré le feu meurtrier que la colonne essuya à bout portant , les Savoyards s'élancèrent sur le parapet l'épée à la main ; repousses - à coups de pique , iU ne reculèrent de quelque pas que pour revenir à la charge, et ils la répétèrent plusieurs fois sans succès, jusqu'à ce. qu'enfin Je duc de Sa-: voie Ht sonner ta retraite , et rentra au camp de CI^auDloiit. Cq prince avait compté qu'une sortie de la garnison d'J^: ziles favoriserait l'approcbc du secours, et quand il n'entendit pi^s seujemeut tirer un coup de caiM>u , il craignit |a (oc.n.bu.1..- perte de cette importante place (i). tbl,f. '%{.'- 'tiùm. Le feu avait cessé, parce que Lfi&di- £'s.T^ÎÎ. ' "" guières se propqsait d« tenter l'assaut du bastion regardant la ville,. et il s'oCcupait de ce projet quand les Piémontais commencèrent leur attaque; quoique le général français n'eût négligé aacun« ^""~ des précautions qui pouvaient la rendre / inutile, il .paraît çepçRdant qii'ii jdq