‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 141 sur 176 · CHAPITRE XXVU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVU

ecttyait pas il une action générale; après Jni5^S, le combat du pont, il était retourné dans $es lignes , non à dessein de donner l'as- ^ saut , car la brèche était encore trop difficile , mais dans l'espoir que la démonstration seule, après l'avantage qu'il venait de remporter, engagerait le gouverneur à rendre la place, ainsi qu'il arriva (i). s.VC'"* "

Qooiqu'ensuite do fessai malheureux qu'on venait de faire, ori dât regarder comme bien difficile de secourir les assiégés , Charles n'ayant perdu que cinq à. six cents hommes dans les derniers combats, rassembla ses généraux le 22, pressé de combiner une nouvelle tentative ; elle était décidément résolue, quand on apprit^ que la garnison avait demandé à capituler; ea effet le traité ne tarda pas. à être, conclu ; le sS -Gazzino arr riva au camp avec . cent ■ douze, hommes ; Charles, refusa de Me ■ voir , ef; ' lut ordunna de se constituei^ prisonnier i Turin .; on instruisit son procès , dont il résulta , qae les munitions, les vivres, l'eau , ni aucun des objet» de première nécessité ne manquaient dans, la place; ique les défenses de flanc du bastion atfaqué étaientîiwlactes; que la brèche même n'était nii^asseiE large, ni assez-commode- "pMU* craindre i.i'-assaut ; que;Gazzind Aurait I toujours dû attendre, ^àvêe - coii- Aancô^^' puisque xlurant .}e ^iège il s'était

4^ GUERltBS DU PliMOTIT

4» iSgS. Aiénagé une large coupure dans le bastîoit

même. Si malgré tant de torts , on ne

condamna ce commandant qu'à quelques

années de prison , il dut sans doute ce

bonheur à de puissantes soHicitations ;

car sa lâcheté est d'autant plus btàma-

bie , que l'année .française manquant

taii».*.B,"î:^ de vivres et de munitions était au mo-

■.u.;.criû7uru"i ment d'abandonner l'entreprise (i).

(Tau. ^^ ^^^ ^^ Savoie quitta son camp de Chaumont après la perte d'Exilés ; le»

Allemands seuls demeurèrent i Suse; la cavalerie passa à ' Pignerol ; }a mtltee royale rentra dans ses foyers ; l'infanterie de ligne prit des cantonneiœns dans. lès villages des environ^ de Gavour; tes Espagnols »e logèrent dans la plaine de Turin; et les JHapoUtains march^ent en Savoie au secours du marquis de Tref-* fort. Ce général s'était avancé dans la principauté de Dombes , oh -il prit la petite'.vitle :de Chalamont , pendant que ]e' siège d'Exilés durait encore. Cette expédition' termina ta carrière militaire et la vie de monsieur -de Treffort , qui moumt peu de jours après à Bourg-en- Bresse : son courage lui avait acquis l'estime du soldat, aa justice et sa douceuF l'amour des Savoyards qw'it gouvernait , ses talens enfin, lui mâitaisnt la coq* fiance entière 'de sOn prince. ' La perta de cet officier distiégué fut d'autant plus dêotiQ , qu'elle amva .4atïa 4e4

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nomons embarrassans. Les Français 4n i5ç)5. disaient des progrès rapides, en Bourgogne, Qt menaçaient la t'ranche-Comté, Dù Don Ferdinand de Velasco , connétable de Castille , et gouverneur du Milanais, jugea nécessaire de se rendre eo personne. Le connétable de Montnio:

reuci était entré en Bresse à la lête de quatre mille hommes d'exceUenles troupes qui se saisirent de plusieurs peti' ■tes places , et forcèrent le comte de ^-Montinajënr » se replier toujours , jusqu'à ce que monsieur de Monlmorenci rertouma en Bourgogne , pour se joindre ^ l'armée dont ï&nri lY allait prendre jui-içême le commandement (i). Plus J.V'.-^c^.bi!!^'" Jes circonstances étaient difficile», plo^ ch.'pîTer' '''" âl était important de donner, au mar- .quie de TrefTort un successeur connp par ses taleos et par son expérience .; Je choix de Charles tomba sur le ,comtâ -dC' Martinengo; et soit que le ..tjait- '^t du moment eût fait tairç l'ej)- ;vie , «oit que tes ennemis du comt^ -désirassent l'éloigner de la- cour , on -applaudit généralement à sa nomina- -tioit; Martinêngo seul s'en montra peu aatifi&iit; il se rendit néanmoins en 5«- .voie; mais attaqué d'une ipaladie cruelle , il . ne prit que fort tard le com- 'inandemeilt de simi armée (a). ■ , coi-^-

l^onsiflur de Lesdi^ières n'avait pj^s .quitté. la ral^ d'OuUj aprtts la priie Tom. II. 3o

466 GUERRES DU PIÉMONT 4n iSgS. d'Exilés' il 'voulat ravitailler la earnison -' de Cavour, et il fit marcher dans la province des Quatï'e- Vallées |0 convoi qu'il y destinait; le 29 janvier ce convoi entra dans' la place, et la cavalerie piémontaise, qui entreprit trop tat-d de s'j opposer , n'atteignit pas même l'escorte ^i)TUti,ii». ï.'dans sa retraite (1). L'armée française '' passa alors en Provence, où elle était

appelée par le comte de Carces^ Cet officier, après s'être emparé de la ville de'SaHon, en assiégeait le château, que. monsieur dé Saint- Roman défendait à la tête d'une garnison savoyarde; Alexandre Vitelli , gouverneur de Berre, ,, résolut de ■ dégager cette place; et le doc d'Espemon craignant moins les Piémontais qu'il ne haïssait le comte de Garces , marcha avec eux au secours du château de Sallon; alors lés'assiégeàns se virent eux-mêmes assiégés dans la ville, dont d'Espemon- et Vitelli empoi^tèrent les fauxboargs. L'union des forces du gouverneur de Provence à celles dès Pitmonlais' contre un officier royaliste prouve tout ce que peut la pas- ' sîon sur la conduite des hommes; Lesdiguières, justement indigné', ; accourut au secours du comte de Garces; on leva' le siège de Sallon à; son àppro- ■- - ' cLe ; il y eut entre les deux partb 'quelques engagemens, dans l'un- desquels "Vitelli perdit' la ^i ad grand regret

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des Savoyards, qui l'estimaient beaucoup Aa iSgS. (i)- Le gouvernement de Berre , vacant (^,) c^bi.».. par sa nioft, fut donné au chevalier de ST.'pl'sfit'J^i'idu; Salaces; mais le lieutenant Guerrini re- pi.\'^'';.'^f'iïï," fusa de le lui remettre ; et Charles "■ Emmanuel ne pouvant 'punir sa désobéissance , ie confirma dans ta' place à laquelle il s'était lui-même nommé.

L'armée piémontaise ne ceasait de resserrer Cavour eu occupant les villages des environs (2) , et en cOnstrui- (i5.Vi..M^^i°'T saut de distance oii distance des re- ''■*'■ *^' doutes à la portée de la placé (3); la pjvidd.uT. s, garnison àhisi cernée était réduite . à ' ''' eonsumer les vivres de ses magasins y, «t tes- provisions de bouche commençaient à manquer, lorsque le duc. de' Savoie, ayant, levé ses quartiers vers, la Qioitié de mars, campa te ii\ près du village de Bibiane avec six mille hommes, dont mille cavaliers. Les précautions prises pour empêcher les '■ courses de la garnison .parurent suffisantes;et dans !eelte assurance les Piémoutais négligeaient de donner des escortes aux convois qui arrivaient au camp; monsieur de Baratter , gouverneur du fort, en fut averti , et du plus loin qu'il apperçut un de ces convois , it fit . uuo. sortie générale, à. la faveur, de. laquelle^ il enleva six- chariols chargés- de vivres^ et tes amena . daps la place ; CQt^e leçon corrigea' i«s Savûyards i, atucquels.

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468 GUERRES DU PISMOMT

An iS^S. la moindre négligence pouvait d'autant, plus aisément devenir utaie, qu« Lesdiguières renaît d'entrer dao^ W vaUéft de Pragelas à la tête de deux mille hommes d'infanLerie, et <k douze cents chevaux. Ce générai pour qui le dessein da secourir Cavonr a'étut pas sans difficultés, voulut tenter la voie de la négociation, et il chargea le comte de Luzerne cju'il avait pris en otage doiTrir à Charles de lut rendre Cavoor en échange de Berre eu Provence; mais le siège était trop avancé^ et l'armée de secours trop faible , pour que l'on acceptât ces conditions ; dès qu'elles furent refusées , les Français' quittèrent dans la vallée de la Férousela grande route à Pinasea , marchèrent à Dubian et à Monesté , afin d'éviter Pignerol, et se portèrent à Frossasque»

dont ils se saisirent. Le So aviil monsieur de Lesdigulères s'avança «ers le camp des Piémontais en ordre de bataille; il mconmit ta position , sans. Ii'attaqucr; ek après une longue fusilLJe , il marcha sur Monbroa< où il passa la unit. Le duc de SavMe envoya alors à l'abbayo un fort détachement., dans la crainte que l'ennemi passât le Gluson , et qoo eouvert de cette rivière y il ne s'approchJ^ de Caveur par Masse). Le poste de l'âbbBye devait observer tes BMrare* Aiens des Frapiçais, parcoorir les bord» 4ii Ë3uson iet left assiÉ^r.. Cependi)^

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