CHAPITRE XXVI
ctn tnoipent , après s'être encore une An 1595. fois donné aux Français , voulait prévenir les suites de leur retour en delà des alpes , que la per^e de Cavour faisait présager , et les soldats vaudois désertèrent presque tous : lïnsurrectiou des vallées eût cotipé les communications du Dauphiné à l'armée de Lesdiguières ; , et ses officiers eux-rnémes fie cacliaiçnt plus l'inquiétude qu'ils en ^rpuvaieut, avec d'autant plus de raiitoii , que mille' arquebusiers savoyards «étaiept portés vers les vallées. Le, général français montra dans cette çîr- .constance dangereuse autant d'activité que de. calme, (i); il rentra heureuse- ei.lp!.^ùlThi -ment dans la, vallée de la Pérouse , "'' ** d'où il, repassa les alpes, et arriva à JEmbrun eu quatre jours de marche. &t. retraite . ayant livré les Vau- -^ois à .leur impuissance, Charles Bt .marcher contr'eux deux mille hommes •ous les ordres du colone} Ponte.;, les habitans des Quatre- Vallées n'opppsèrent ^aucune résistance à cet officier; its eurent eucore une fois reci^urs à la clé- -Hieçce de leur souverain , . et ils obtiurent Leur grâce , .à condition c/u'ils â'eniployeraient au. siège de Mirabouc, qpe , les troupes, ^levaient,, entreprendre. .Cette.', petite .;place capib^a à .}a. vue .du- caooa , ^ jtiBjlgré le ç^çopr;^'^ qu'y jeta monsKjy d'4^^a£i9ii-,^^,,çf, (W^ le
4?^ GUERRES DU PïéMOTST
>n i5g5. reste de celte campagne l'etiDemi nb cili,M""îfT*~ ï'cpanit pins en Piémont (i).
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u'V^L'ïïcÙr CHAPITRE XXVII.
SUITE DE LA. QUERRI^ DB l58S.
Sommaire. Mouvemens mUttaires sar fa Jhontière de Savoie, — Conclusion d'une suspension tf armes, — Monsieur de fjesdi gui ères Tobserpe- mal. — H assiège les Echelles , tfue les Piémon-^ tais n'ont pas le temps de secourir.-*- Le maréchal de Biron entre en Bugey, — Le comte d/s Martinengo-rmirche vers lui. — L'armistice est renôut^llé avec le maréchal. — ^ La paix se traite en Suisse. — Accord àmalu ■à Bourgoin.
-^ Ea cour de Paris refuse de texécuter, — Conférences et discussions à ce sujet. — //« tréfé est prbtéhgé^— lues hostiîités ' coàtfnuent en Provence à l'avantage des royalistes. —•- Le dttc de Soitoie soutient inutilement le traité de Bourgoin.' — La guerre reeoni~ niefic^. —^ Les Français occupent lU Mauriehne. -^ Charies Emmanuel conduit Son armée- 'ert Taratitaise. -^ Vennethi 'akfaque^ le Jàrt de "Ghâi^o- .' ni'ète. — Chàrlfts' féh aj^f'Hcfif.'-t- '-''■ !Co>7iÇàir de tlsèr'e.- — ' 'Le fart' se r€>nd. " '-^ Ùdpi^lak6n âAiguèt»^. -**• FrtJX
' csapitbï: xxyii. 475
ïie- plusieurs petites pinces -. par tes Français,
JMonsieiir de Lesdiguiàres rosaaTntffl ses ^n iSgS. troupes au commencement du. Ktois (Iq juillet, pour attaquer le châteBU 1^ Mi-r retiel, ensuite des instances que lui en faisait Iç parlement de. Grenoble (i) ; i,?'"^"""'"'" la place fut cesnieMe &, et baltue avee quatre pièces de gros cwibn,» qui tviftèr rent entièrentent une courrine; les as' fiiégeans moptèrent cinq £ai& à l'ass^nJt Qvaat de: pouTOÛ- se loger s«r la brèche , et avant qm te capitaine Btigc demandât k capituler: it obtint le i) des coHdàtioBs honovablea ; ea Bftèiof .tentps que Saint-Genis se readalt au tolonefe d'Ocn»»} {ay Ces hostilités n'em'- u.^^mTf\^, pécb^en* pa* la conclusion d'tHie susr ïî^/u""*,^~ pension d'armes , dont lea Savi^ards '* seuls ectécutènent les oonditions en évar cuant le cbâlwa» de Moreste^-, et en ne VoppOKint pas. ii U démolitioni de» fortifreation& de Minebel. Cel^ fait , Lesdiguières ■assiégea les: ècheHes ; l'on se récria en vai» contre rinfractien de la trêve {5J : il oii*!^^"™"!^ î£allat, songer-ii secQ<arir la place ; et =w-i«- JuniCerps de-t3?onpesi s'avança à cet elTet jusqu'à la "(5rotl%-, d'où il' &it contraint de revenir sur ses pas; la garnison en se. cetirant 'perdit quelques soldats, P»'" J."^..'^'^,; .la seite tfon accident qui porta le feu '^';^^„;^',î;;;;-,^ tdaos'l^upS'âas^ies (4)» *udM.4t»."i..
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474 GUB»11E8 DU PIl^MONT AniS^S, Le maréchal de Biron entra à-peu* près en même temps dans. le Bugey, où il assiégea le château de Lanoes.
Cette double attaque piqiia d'autant plus sensiblement le comt« de Martinengo, qu'il avait vÏTetnent insisté sur les avantages de l'armistice , contre l'avis jàéine .du duc de Savoie. La paix paraissait nécessaire à ce général ; et songeant moins à- plaire à son maître qu'à le servir , il ne' cessait d'i^iner en fafeur d'une suspension d'armes , durant la" quelle il se proposait d'entreprendre un traité définitif. Dans ces circonstances Martinengo dut sentir doublement la peine de s'être vu joué, aussi se pres" sa-t-il de reparaître en campagne; il fit de ses proprés fonds, les avances dont
d.^. "r*" la caisse militaire avait' besoin (i) ; et il peine eut-il réuni jnille cavaliers et mille hommes d'infanterie qu'il entra à Bagey. Ayant repris le château de Lannes, il s'approcha' de l'ennemi sur les bords de l'Ain; mais inférieur ea forces au maréchal de Biron, monsieur de Martinengo entreprit de- négocier avec lui : et le général français , pressé de repasser en. Boui^i^ne , consentit k renouveller la suspension d'armes ,
,..^.'?*b°p.''™-et à se retirer (i).
•"'*"''■ Le comte de Martinengo cédant alors
aux instances du connétablede Castille-, alla le joindre en Bourgogiieavcc quatorze