CHAPITRE XXV.III
SUITE DE LA GUERRE DE iSSS^
Sommaire. JHowement des deux armées en Savoie. — Elles se trouvent en présence sur tlsèrCi —^ Combats d^acant -postes à l'avantage des Piémontais. — Charlèi Emmanuel at-'
■ taque la posittort ennemie:. . -^ Son ordre de bataille. — Contbàt gé-.
néral. — ^ Lis Savoyards sont re-
■ poussés. — ils '•entrent dans leur 'Camp , et quelques jours après ils sa
■ retirent à Barreaux^ — Ils ^'avancent
- dnns la f allée, de Gréstvaudan. -^ '■ Monsieur de Lesdiguiètes y . mar-i
che. ^-^ Charles entreprend, la cons-
■ tructibn d'un fort à Barreaux; -rr Escarmouches continuelles) ~-r- Courses des Français sût" la frontière du Pié~
~ mont^ — ^ Les Sawoyatds. 'attaquent
■ la vàlléé de Pragelas pour • porter ' la, guerre dans le Briançonnais. —
■ L'expédition maiiqua — On là renouvelle, avec aussi peu de iuccès
: ^iie là première fois. — Les Fran- . çais entrent, dans le comté de Nice:
- 1^ La petite guerre s'^ fait.
Jj arrivée 4e deux mille . Suisses aii Ahitgfi feamp de Miolans porta la force de
^86 CUBEASS DU FIEMOUT 4n 1597. l'armée pîémonlaise à onze mille lioitt*-' mes, dotit deux raille cavaliers; Charles Emmanuel marcha alors à Montmeillan pour- couper lei eoramuaicatioas de t'ar- (ijcwhiu.. niée iraoçaise arec Grenoble (1); mais Lecdiguière» pénétra, l'objet de ses mour vemens, et quittant Ghamouz, il alla prendre posîtian eiitr» les Molettes et la Qhapelie-Plânohe ï son infai^terie postée sdp' les c6teaux du premier de .ces rillages formait ta gauche ^ la cavalerie était à la Qiapelle-BIaiiËhe , et le quar- </^<. ' ' tier général ^ Essais (2)1 Le due de Savoie , prévenu par son ennemi , se logea sur Içs hauteurs (le SainterHélèae; 11 rencontra' dans ss marche un détachement de cinq cents Français , qu'il battk t eb iï arriva sans o^tade sur Is terrain qu'il se pToposaH d'occupert La seul» prairie d© Praqutn était cn-> c»«Si.mB, i"'." ire les deux »rmé«8 (5) , qui campaient l^'.ùtmi, m. à portée du oaiiioii l'iuie d« l'autre; la gauche'' >des-'Piépiontais se trouvait sé^ parée de ta droite de Lesdtguières par un mardis qui s'écoule dans un grand fossé en avant dij village des Molettes; Va\\i&> oppçsîe s'a^uyait à l^lsère, dont des'- bois- épais coavratent Je. bord .wltT-DiikiS (4)' Les Savoyards descendirent te .ma- «»Vv tin du 9 -a4)û,t''' dans Ig prairie de -Pra-
quin , formés en ordre de combat sof une 'Seole' lighe'j' il»- j'avancèreot jusqu'au berd-'^'du-fospé ^ i^oe- le& enfaiu^
CHAPli-BE XXVîili 48?
^rius traversèrent en face des avant- An iSjf. postes ennemis ,' et CCS postes furent emportés., sans que Le*diguières tentât de les soutenir ; un premier tnoinent de frayeur venait de gagner ses trou- J)es; il les contenait avec peine derrière les retranchemens , et peut-être le duc de Savoie les y eurait-il forcés, si Iqs Suisses de soii armée n'avalent pa» refasé d'entrer sur les terres de France; peut-être .fencorê l'autait-il entrepris sans eut , s'il bût eii connaissante du désordre des ennetnia ; il l'ignora ; Ct la journée s'étant passée, en escarmouches;, il renti'a le ftoir . ^ -dans son eamp (t)^ U est injuste de c.«pu.. <ù»'^ dire que. Chartes Elnmanuel manqua '"■' "' par sa fiiute l'occasion de remporter ■ une vicbôire complète dan» ce jour (a) , 44-'' "' ' puisqu'il ne savait pas la coiiÀiiio'n de l'armée française , et ijue sans cette circonstance j ïi y aurait eu de la té^ jnérité à l'atta^er , d'après le ivfus /
-des SnisseiSt
Les ennemis paàsèrent la nuit à se--.
retrancher sur le bord du ruisseau, que les Fiémohtais 'Tenaient de passer la veille ; et dès le tn^tin l'on vît airivor de part st d'antre des cartels pour des combats particuliers ; le duc de Savoie réprima autant que poSsiblê cet aiicien usage , ct aa sagesse empêcha beaucoup oc duaU, si alla ne put l«a
4&8 GV£KKE$ DU PIEMONT
jtniSg'j. tODs prévenir (i). Il y eut le it mi (i)tuci.ut.c. engagement assez vif' entre les avantnlù, %,.%. - postes de cavalerie (2) : les Savoyards ^trTo^iîfc-™ , y remportèrent encore l'avantage, et »... .Uï-M. Jij pouvaient l'utiliser, en retardant la construction des deux ponts j que mon-^ sieur de Lesdiguières jetait sur le ruis^ seau ; mais ils desiraient eux-mêmes la -construction de ces ponts, qui annonçait ^la disposition d'un combat qu'ils souhaitaient. Telles n'étaient pourtant pas les vues du général français; quelques jours s'étant passés dans l'inaction, (s)GiB>iiiah Charles marcha à l'ennemi le 14 (3)» son infanterie était rangée sur une seule ligne , dont les Savoyards , et les E^agnots formaient la droite ; les Suisses le centre; et les Piémontais avec les Italiens la gauche ; huit cents en&ns perdus (a) , conduits par le colonel Bindi, se coulèrent à la faveur des bois de l'Isère, afin d'attaquer l'ennemi en liane; tonte la cavalerie se tenait en réserve, à porl^e d'accourir où il en serait besoin.-^ Ces dispositions ayant pris la matinée entière , on ne donna le signal de l'attaque qu'à deilx heures après midi ; l'armée s'ébranla vivement , et pendant que l'infanterie marchait droit
(a) ,Videl dit miiï mille , De Thou trois cenU J nous luÎTont ici Camliiaao et Guickenon.