CHAPITRE XXTIir
a^x retranchemens, la cavalerie se porta. A» iS^?. en ligne sur sa gauche , que la cava-i -lerie française parut menacer. Le feu de quatre pièces de canon contre les deux ponts de Lesdieuières accompagnait les déchai^s répétées de mousqueterie ^ auxquelles les Français répondaient avec d'autant plus de coti- Ëance , qu'ils étaient couverts par de bcHis retranchemens. L'infanterie de bataille s'en approchait pique baissée , et les Espagnols emportés par leur ardeur^ fle précipitèrent dans les marais, eb iace du quartier de Créquî ; l'action fut trèsvive sur tous les pointa ; le duc de Savoie s'expesant aux plus graods dan* gérs , donnait aux Piémootais l'exemple que Lesdiguières montrait à ses troupes; le courage était égal, et 1'»rVantage seul de la position, décida enfin la victoire; le jour tombait sans qu'on eût pu forcer les retranchemens ennemis, lorsque Charles Emmanuel or- . donna ta retraite t ayant perdu près de mille homm«a ^ parmi lesquels 0(1 eut à regretter le maître-de-camp Jér rôme de Verceil., officier de beaucoup ■de mérite. Les Français, qui n'étaient pas sortis de leurs retranchemens , souffrirent Htoins dans ■ cette journée (i)* (1) vu.i, ï L'attaque de l'armée de Lesdigoières cx'icixJ'à, m'.. : dans un camp fort par soq a^fiiette', r^'û, u^. 4~- - ■ autant que par. le secours de l'art,
J^^ GtisitREs bu piértôift 'ji$ tâgy. dans une circonstance où l'arantige < àé la victoire balançait itaal les dangers d'une défaite j a été plutôt dictée par le courage, (]ue par la prudence; Ion chercha en vain a couvrir cette faute^ w.'l' Siï?î"** eo disant (i), que le prince piémoil'tais s'était décidé à combattra sur l'a^ -Vis qu'il reçut de Chambéry, que l'ei^ nemi était en mouvement; dans la position qde l'on occupait , on pouvait éclairei^ ^s démarches avec certitude j et- l'on aurait toujours été à temps de l'ottelndre dans sa retraite en veillant sur lui. Plus d'une f(»« le bouillant courage de Charles lui fi» trop hasarder; heureusement ce même conrage devetiait plus intrépide encore dans le maV heur. Après lé combat du 14. , le duc de Savoie passa ' trois iours h renvoyer -ses }>)M8és,' on k l'etii'ër ses ma^sins;le 17 il quitta Saint«^Hélino , pour allet Camper k Barreaux;- les ennemis sui* -virent son arrière-garde ; et pa^e qu'ils brOlèrent le village de Sklnte^Hélène , -les Piéfmori'ais usèrent de représailles dans la vallée de Grésivatidan ; monsieur de Lesdiguières y accourut; il ■logea- sort ûrmee entre t'ontchai'a et Ëayard , malgré le feu des Piémontais, -qui occupant l'autre bord de l'Isère , placèrent deux pièces de canon sur les hauteurs ^oi coinmandepi le pont de Gâche '; cettâ batterie incommodait
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besUcQsp le quartier du vicomte de >«i$97. PamjWTi il pas&a la rivièr^î k dçssçin de l'iittaq^r; mais. Charles Ëis^iiff^e) fit fcetir^r soD srtillfirie, ne long^ant qu'à «onifinip l'ennemi (1)^ «fin dWcuier J.'ï.^^s";."- »ans . Qppoaidon mi projet qui 1 occt*- "i'l'çi;;i^.'! pait depuis .quelque tempSi'. Son de*- *™^ acin «tait d'élever un fort h Barraauc k l'entrée de la vallée dO' Çrésivaudan:; }ft a4 itoût I'qo r Dommengit- à tra.v4il1er à la ROBueliIe plae« appelée; SaintBufthelemi; Boo^e Je idye de-Savoie prétendk , «oreoie ob a ose le dire (:?)-, ut5ô. "* sap^kr la méai^Xt. d'vB9 «nène dont oa HQ «a rappelle qu^vac hon^ur; mais {iaree quç Itjs travaux fuient entreprû te: )ouF de Saint-BartlWeinl mèmïi* .; Pendant quanfl 'din^ît»!' de l'armée était eccHq»éa:» cet -butpage , tes P't^ moulais mé^aien^ k contribeUo^.les villages de, la droite. de< naèri^t^iet.iU pé' Eaisaaient stu4 ee^se nlenaeer' l'ennemi) en feigaaM. die. .voido^f jeter des pont» tav ta r4nètë::WQiii»e«r de.Les^uiène^ erat èfieQljveroeni qu'il . allaU tee »%iaqitéi , «t pendant .qiaelquiii:: ^tefaps j^ s'occupa du %[»ni,de> ^e retratii«her^ ùtfpendant, les Anfl-se^ des Saivqyaïda dftvenaftt de jonar; en ijeiw, piusi;«ïineBss8, ... le générîtl frae$ais( ch»^^ ,.mm»À^Viffi de la Banine et d« Saiat - 3^ot»- 4»
*y ' Of^Qseir k Isk têtti dei deiH QeAt^
4gi GVttititi Su i^r^MONi' An i5ô?. maîtres (i) ; Charies, averti de îed? (0 KJiiv'. li'- '"^'^^^ » oi^Onna au commissaire-géné- ^uriTuT^ïriknï^ *^*' ï^*^ Sanche de Salines 'de soutenir '' les fourrageurs avec quatre cents cava-
liers. Cet ofKciet* étant arrivé à lat Frette , le 8 de : septembre , détacha ' -tti avant la-Aioitié de sa troupe ; mais Voyant encore les Français au-4elà de l'Isère , -il'|)osta ses soldats le long de la ^ rivièi-e' dortt il voulait défendre leÀ ^és, et il entra avec la pïfls part' de c.np^'f^^^.'ses officiers dans le cbàteau voisin (b)* **■ '■ Gependant les détachemens français em-
barqués la nuit avaient été se' ihettre en' embuscade dans une petite ilc, qu6- S'àlines ne fît pas reconnaître^ quoiqu'il la laissât* derrière lui * leè ennemis eii sortirent;^ dès qu'ik le virent- acheminé à la FVette, et ils y arrivèrent à riiii'» proviste peu de -temps auprès: les cattiHêrs «iirpvis ,' et: rtajaitt 'avec eai .présqu'aucnn officier ^ abeodonhèrent le chevalier de BrogUa j qui fût mortelle* âent blessé; mon:(sieur de- Salines voulut éii vaitif se ^défandfe i son premier ca^ ^itaime Don . ihian de Sequanto tomba Tftort à ses Côtés f et il se vit contraint « ,^* clT**"' ' ^'^^' rendre' l'épée (5). A ia no'uvelle de ^«^36°"' "'' '* *^* Hi8lhevip,il'pfl»cier'CDmTnandant le dé^ liaehement poussé en avant de la Frettè se rénnît -aux fourrageurs , et revenant prfyitiptetfiënt' sur Ses pas « il attaquK la .Baume ; son audace lui réussit; it