CHAPITRE I. l
neur (a) , occupa la Mauri«niie sans obs> An i53S. tacles, et se prépara ji attaquer les habitans de ia Tarantaise , qui s'étaient armés contre lei. Ces montagnards courageux et fidèles, après avoir assuré les dé* bouchés de leur vallée, s'avancèrent jusqu'à Conflans, et y battirent une colonne ennemie qui s'y était logée; Jes Français tentèrent en vain- de les chasser de leurs postes ; soutenus par quelques troupes valdostaines qui accoururent à leur se- <;purs ils s'y maintinrent avec courage; Le comte de saint Paul renonçant au
Srojet de les attaquer de iront s'occupa es moyens de les tourner; quelques paysans gagnés par de larges promesses lui ayant appris des détours qu'on avait négligé de garder parce qu'on les jugeait impraticables ■ il y jeta une partie ds «es forces, et tombant ii l'improviste snr les derrières à&s Savoyards pendant qu'il les amusait de front , il les força sur tons les points ; ceux qu'on prît les armes à la main passèrent an fil de l'épée, et la Savoie fut entièrement conquise (i). Mwiîïî^T.'.^
Les Français qui s'étaient alliés a Fran- '^"^'^^,'^,^1 çois marquis de Saluées, se disposèrent «™p™' ^- "• alors à passer en Piémbnt du côté de
(a) François CIiiaramoDti, qui passa au seirice de France , où il . derint colonel^éuéral de l'intanterie il^ieoi^e. '^
*4 eUERBES DU PIÉMONT
Suse. Charles dont l'armée avait éii presquentièrement fondue en Savoie , ne savait comment pourvoir à la défense de» elpes, et l'abbé de Provane, son ministre» rassembla avec peine quatre mille hommes qui se rendirent à Suse , sous les ordres de César Maggi , - de Jacques de Médicis, depuis marquis de Marignan , et du comte Philippe Tornielli. Ce faible corps, compose d'étrangers ou de recrues, fut battu et forcé de se replier sous le canon d'Aveillane. Le général français envoya alors à Turin Charles de Sotar , comte de Morette , pour ofFric au duc de Savoie des conditions de paix; mais ce prince refusa de voir un de ses sujets devenu son ennemi, et ayant perdu tout espoir de résister jusqu'à l'arrivée des secours que le président Balbis sollicitait à Naples, il prit la résolationde • se retirer à Verceil (i). Charles quitta - en eâfet sa capitale le 27 mars. Il écrivit' ' en partant aux gouverneurs des places, et aux corps municipaux dans les provia.ces , pour leur ordonner de ne se défendre qu'autant qu'ils verraient la probabilité de résister avec succès ; je nç vous demande , ajoutait-il , que votrç amour et votre fidélité, au moment que •i vous céderez à la force (2). Malgré cet ordre, plus particulièrement encore donné à Turin , Louis de Savoie , seigneur d«
CHAPITAE T. l5.
Faacalier (a), qui en était gouyerneur, voulait se défendre; quelque faible que f&t en effet la capitale au Piémont elle aurait pu, arrêter tes enneniif, du moins pour quelques iours (b) , et peu de jours suffisaient à Charles pour rassembler autour de lui les vauaux qui formaient son armée; malheureusement ce prince n'eri jugea pas ainsi, et le gouvernement n'ayant pris aucune mesure de défense, chacun attendit chez, soi le sort dont il était
(a) Louis de Savoie, tcigneur de Pancalfer, dt lUcoais et de CaTonr descendait du dernier princA d'Acaye et de PiAnont, mort «n i4i6f uns eoCuu Uptimes.
(h) Turin , qui avait alors la figure d'un quarr^ long , n'était fortifia que par un ^nd boulevard en face du clâteau , et par de moindre! baitions aux angles des mnrs terrasitfs qui fermaient la ville. Ces bastioni jia furent revêtus en maçonnerie qua dnrant U trêve du i958, et les Français qui construisîrent ce revêtement, se servirent de terre grasse au lieu de cbaux, ainsi qu'on peut le voir au second livre des mémoires d'rftat de Aibier. Pour dever les nouvdles fortificati«|U qn'on projeta dans cette ciriconstance l'on rasa entièrement les quatre grands fauxbonrgs qui entouraient la ville , Tun Aait bor* de la porte Susine, sur le terrain on l'on deva par la snite la citadelle ; l'autre hors de U porta Marmerea , où est de nos jours l'église de 5.** Thérèse ; le ttoistème s'étendait depuis la porte dit diâteaa jusqu'au bord du Pô ; et le quatrième enfin ^lait hor* de la porte Torancia , on du Pâlai» (Cam~ fiiano. — • Laoriano, parte a , lib. 5 , note 67 , 66 , 6g « 70. *-• Piugoaii, ^iugutta^ Tsuvingrum eroa. )
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l6 GUERltES mr PIEMONT
menacé. L'on aura occasiôii de volt par la suite de cette histoire , que le« princes- de la maison de Savoie qui ont plutôt écouté la voix de lapradence qn« l'impulsion du courage, se sont-précipités dans un abtme de malheurs-, ptuidant ^que ceux qui se sont abandonnés k un excès de hardiesse , obtinrent presque tous des succès étonnaos.
L'armée française s'étant présentée de' vant Turin le premier jour d avril , l'on se disposait à la défense ; mais dès le lendemam de l'invesllssemeiit de la place, le corps de ville reçut une nouvelle lettre du duc, qui ordonnait de pourvoir à 1« sftreté des babitans ; sur cet ordre le gouverneur renonça il ses projets s leà syndics signèrent le 5 une capitulation ; et le jour suivant l'amiral Chabot de Brion entra dans la ville, où iln'observa aucun des articles de l' accord convenu ï des contributions exorbitantes et arbitraires furent exigées; beaucoup de maisons livrées au pillage* et un grand nomh bre de citoyens se virent -traînés ; chargés de fers, dans les pliis sombres cachots (a). Qes poursuites étaient d'autant
(a) L.'un catuerratt encore ces chttnef )aDg>t«mjM après i le prince Thomaj Ici At racnuer m peuple i l'occision du -siège du 1664, pour l'exltorter i tt Lien dâendn. (^'J'esaun. CvnpeggiameiUi.^ -
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CÉt&FtntB I, 17
filas alarmantes qu'on ignorait ce qni les autorisait, et la terreur s'étant répandue dans la ville , l'émigration y devint si forte, que l'amiral crut devoir l'arrêter en rappelant ttnis les absens , sons peln« de la saisie des biens , et d'être traités comme rebelles; plusieurs qui obéirent D^urent pas à s'applaudir de leur sonmission; d'autres moins confians allèrent porter leur misère dans les villages et campagnes vcnsines (i). J-iiST*!— ..
Pendant que cette malheureuse ville îï;L','^!fp£: subissaitajlBÛ le sort le plus rigoureux, ^ *h- t». l'armée f^Ai^ise poursuivait les Impétiaux, qui s'étant retirés avec les Fiémontais sur la gauche de la Ekiire-baltée, formaient un corps de cinq mille hommes environ; ils furent attacpiés le la avril, et forcés après une légère résistance. Cette opération que Du-Bellay décrit avec détail , et dont Gaillard exagère la gloire (a) , laissa aux Français co m».)» u la liberté de mettre & contribution no8Ti.i>/iW'iii~ plus riches provinces; monsieur d'Anne- "^ '■*" baalt s'approcha à quatre milles de Verceil , que 1 amiral se proposait d'assiéger, lorsque le cardinal de Lorraine , allant de Paris à Home, arrêta cette entreprise (3). François I.*' craignit qu'en laissant s^^^^^X^ approcher davantage son armée de la p«. ?"••••;*■ >*- Lombardie, 1 empereur ne rompît les conférences qui se tenaient an sujet de llnvestiture du duché de Milan qu'on lui
Tom. il.
r6 GUERITES SU PIEMONT
JinSit. fkUaic 'e»pér«r , et cette consîdératiâa l'engagea à ordonner ht «e« troupe» d'at^ rèter leur marche. L'on convint *Te€ le capitaine-général Levo de se retirer réciproquement sur la droite de la Dolre, et «UT la gauche de la Sesia, pour atlen-
ç.Viirir*^'i~ **"** *® résultat do congre* de Rome (i).
M««;i!'Xtt' di Ge*t« mesure était militaire tnent i^ima-
rr.«.. 1ji, ^ gt Brio» ne «'y prêta qu'à regret ;
./Vih!''H.°^%'^ o" ■ prétendu (s) , que «a déférence
■Éui.PB^i. pour le cardinal de Lorraine fol désapprouvée par la cour , qui le rappela bientdt après ; mais l'historien 4K f^rançoia
i.^i?..''^;rtl'*'' assure (5) que le cardinal lui-même ne fit rien que par les ordres ei:prèi du roi'(a). Qutri qu'il en soit, l'amiral fut rappelé, et le marquis de Saluces qui le rem- λlaça, prit successivement Chieri, SavUan et Chivasso (4), et aurait poussé plus loin ses conquêtes dans cette partie du Piémont, si te dernier traité ne l'en eût empêché. Cet accord avait pour buC principal de la part des Impériaux la sûreté de laLombardie; ils ne se cachaient pas que la défense du Piémont ne les
K^.'i/'.AÏlîf™ * intéressait que sons ce rapport (5) , et le traité qui sauva Yerceil au duc , rejeta sur le reste du Piémont tout le poids
(a) Selon McKerai , M/ de Brion aurait dû attaquer Verceil avanl l'arrivée es Piémont du cardJaal
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CHAPmiE 1. - ry
de )a guerre ; Mondovî , Goni , Fossan et Carignan tiirent pris ; la sitnatton de cette dernière TÎUe la rendait surtout importante poqr les Français, qui avaient le projet de former un camp retranché le long du Pô , ptojéi qu'ils exécutèrent après avoir reparé les fortifications de la place, destinée k appuyer la position. Le roi Françtùs ï.*' ne parut se réserver que la moindre partie de ces conquêtes, en réunissant de nouveau au marquisat de Saluces tout le^psys qui en avait dépendu autrefois; cependant le seul acte de souveraineté qu'on laissa exercer au marquis sur ses nouvelles terres, fut ceini d'en recevoir le serment de fidélité , rendu illusoire par le fait même ; il sollicita en vain fciécution du traité qui l'arait engagé dans cette guerre : aes demandes étaient refusées avec d'autant moins de' ménagement , qu'à Paris oh regardait comme impossible son raccommodement avec l'empereur. Antoine Levo , ihstmit des sujets de mécontentement qu'on donnait au marquis de SatuceS , en profita avec adresse pour le détacher du parti français ; le marquis saisit avidement l'occasion de rentrer en grâce auprès de Charle- Quint ; le comte de Pocapaglia fut chargé de signer avec le général espagnol un traité, auquel l'ancienne mouvance que le marquisat avait de l'empire
SO GUÏÎBRES DU PIEMONT
^« i55(î. servit de prétexte (i) ; mais ni ce pré- ..^'iJbî'sfL-'c™ texte, ni les griefs que le marquis pouvait A^iiïhM^Sm. 3^01'" contre la France , ne lavent point la ïli.irii^'"'™'*"*" tache dont il se couvrit en continuant k commander l'armée royale après la si'p gnature du traité secret; on l'accusa même avec raison de la plus noire ingra- 5/'^?,f*^^J™; titude (3) , puisqu'il- ne devait qu'à François I."' la possession de ses états, qui dans l'ordre de succession auraient dû appartenir à Jean-Louis , son frère aîné. 11 ne fut* pas .difficile à ce général infidèle de faire pardre aux Français. le fruit de leurs victoires. Levo ayant reçu des renforts qui portèrent son armée k .quarante mille hommes d'infanterie , et k dix mille.chevaux, vit bientôt l'empereur lui - même arriver pour en prendre le (!)c«npui.,iii>. commandement (3) ; elle passa la Sesia î°b. "ë. *!!!"S^ri; le 8 mai , campa entre Verceil et saint ^/lui'.'jr»^ Germain , et s'approchant ensuite de Turin, elle investit cette importante place dès les premiers jours |du mois de juin 1 Tr'^'^'S*""' ^'^■^ ' Levo emporta de vive force le pont ' '" ' '' '' sur le Pô , et la tour de la Bastille (a) , et voulant mettre à profit ses liaisons . avec le marquis de Saluces, il convertit le siège en blocus , chargea du soin de tenir la ville resserrée le marquis de
. (a) Maison forte qiû occupait la Làiitear du Monte sur I'«niplac«roeat même où se tioure aujourd'hui le «ouveat des Capncius.
CSAPtrSE t. 3t
MaHgnab , Ipt Jacques de Plossasqne , An i5S6. 'seigneur de Scalengue , avec un corps de dix mille hommes , pour s'approcher lui - même de l'armée ennemie , qui campait ^à Fossan. Le marquis en se retirant précipitamment Sur Coni , avait compté que la ville de Fossan ne pourrait pas tenir en l'abandonnant à ses propres forces. Cependant le conrage de la garnison suppléant à tout , la place fit une très-belle défense (i) ; (i^Da-S'iur.. monsieur de Monpesat se couvrit de 'ÀVi. 'T»>i<i.''il^. gloire ; il ne capitiJa que le 5 juillet , ~ "^ après vingt-sept jours de siège; il consentit à rendre la ville à la fin du mois, s'il n'était pa's secouru : ce terme étant écoulé, les Impériaux entrèrent dans Fossan. Coni était déjà à eux , les portes leur en ayant été ouvertes par le marquis , lequel levant enfin le masque se mit à la télé de %&^ propres troupes pour attaquer , de concert avec les Savoyards et les Espagnols, l'armée qu'il avait jusqu'alors commandée (a). GÎiîurf"'.™"ï" ' Turin et Carmagnole étaient les *eu- Jj,'-^*',^jW t- les places importantes que les Français i|^- '^-J'"-*'"tI conservassent en Piémont, lorsque sur SCiw^^Sluf' la tin du i536 ils repassèrent les alpes, <^k»»après avoir publié les lettres patentes du roi , qui déclaraient ce pays réuni à la monarchie française , sans qu'il pût en aucun cas en être dén>enibré ; cet ^acte (5) qui fut renouvelle par François u. -.'.MÎî'îi*
33 GUEB'ltES DU PlEMONt
An i55fi. I." l'année suivante , et par Henri 11 douze ans après, reçut les formalitt^s le« plus authenti<]ues, ayaot passé à'ia gran<is chancellerie, au parlement et k la cham- Mi^'X. is. ■ bre des comptes de Paris (i)- Le ministère atlendiiit beaucoup -de cette mesuFC, qui devait rassurer le« partisans ide la France , et contenir ceus qui montraieot encore de J'a ttacbement pour l'ancien gouvernement: elle n'eut cependant pasl'effet cpi on en espérait ; les paysans armés par ordre et sous la conduite '^des officiers du duc de Savoie , inquiétèrent la retraite de l'armée jusqu'au pied des grandes alpes. L'empereur ayant résolu de poursuivre l'ennemi , se décida pour l'attaque de la Provence, contre l'avis de ses généraux, qui voulaient s'emparer de Turin, et chasser entièrement les Français dea places du Piémont; leurs représentations furent vaines ; son parti était pris ; il laissa pour continuer le blocus de Turia un corps de huit mille hommes , aux or^ dres du marquis de Saluées, et de Do»
Gautier Lopez de Padilla, et son armée marcha sur plusieurs colonnes par la ri- Dl*Bt!î.,,i™8.Z vière de Gênes , et par le col de Tende. ^"iï*^. d.VVu» Quarante-six mille Impériaux passèrent t'ri^'Vriâci^i 'riHe Var le 26 juillet-; Charles les suivit îSù'chi.^it"Vï-3^ avec le duc de Savoie (3); et la France,' ;ï;,r!'S!'wac"«'"; atlannée en même temps par la Picardie, ît'^v.liTsî.'riwi semblait courir les plus grands dangers. ibu»,i.iB.i,c.F. ^ peine les Impériaux eurent-ils passé
■ CHAPïTliï t, »5
V col de Teode , que Louis 4le Bollâri^ Jn iSM. ^igoeur de Ceotfil, capitaine d'un« compagnie d'aventiiriers'ïvou^s pir la France, soriit de Ifi vallée de $ture , pUl* le bonrg de salut Dallas, et ravagea le» eoviroot de Coni ; c«tte horde fitt bientôt joÎBttt par wie semblable troupe qu'avait ibnn4 )e banni Tolozap dans U province d« Mondûvi; roai« le marquis de SaJucei ayant ioinl: «es troupes à la milice de Coni , les aventuriers oe virent assiégée à Carail, et, la place ayant ^t^ emportée, iU furent tous massacres, à la ré* serv« des deup chefs qui ee «auvàreot «vec peioe^ Toto^an ne tarda pas i reparaître dan« l«s environs de Mondori a la té te de d«uic mille bri^nde de tau* tes le» nationf i apr^» avoir commis lea excès les plus abominables , il se saisit du château "de Vinay. ISoileri ayant aussi ra£ait sa troupe , alla assiéger Bus<;Qe , et repoussé de devant cette ville , il «e jela sur Veroaut dont il s'empra :
fi'étant aitisi rapproché de Tolosan, ils «o rjéupir«Qt de nouveau , et après s'élw rendus 'niaiires de Cervasque et de Vignol , ils forcèrent enfin Coai à se ra* cheter par un accord (ji) ; malbeureus „|?,'. 1"^?„,!;î: exemple <ie la supériorité que conser- ^^/ "'"■ri,7„l; vaient encore les aventuriers dans le sei- ^^j; ^.'» »"■ zième «i^cle.
A'ous ne «uivrom pas les opérations de ^ cjtnipa^ue de Frpyçnce . <j^ n'entrent
Q4 GUEKltES SU PléHONt
■jitt tS^ point dans notre sujet, et nous noui bornerons à reprouver une assertion <!)"»■ 8. (le Du-Bellay (i), trop injurieuse k Vin- . ibrtuné Charles III pour être passée sous silence. Le <îuc de Savoie , dit cet écrivain prévenu , tâcha d'engager l'empereur à brûler Aiz au moment de la retraite, et ne pouvant l'obtenir, il livra aux âammes le palais du parlement où se trouvaient les archives, pour détruire les titres qui prouvaient comment une grande partie du Piémont relevait autreî?i ^i!f "ùT ^^ ** Provence (2) ; l'on doit rér«kir.j?* ' '■ vocpier en doute cette assertion avec d'autant plus de raison que les auteurs qui ont écrit d'après Du-Bellaj sont les seuls qui nous en parlent , et ' qu'elle «accorde peu avec le caractère de Charles ni.
Turin était toujours bloqué par le marquis de Saluées , et défendu par monsieur d'Annebault; cet officier connaissant les. forces des assîégeans, jugea que te blocus ne pouvait être que trèsimpàrfait, et il entreprit lui-même l'offensive , avec tant de bonheur , qu'après s'être emparé des magasins que les Espagnols avaient à Cirie, il leur enleva Aveillane , et Saint-Ambroise, pour s'ouvrir une communication avec Suse. Encouragé par ces succès , et par la prise de Vérolingue, qui lui facilitait ses subsistances, il forma le dessein de surprendr»