‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 3 sur 176 · CHAPITRE I. â · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. â

^vilhn, où était le parc de rartillerie jt»t5i9* impériale ; niais son projet fut découvert par le matquis de Saluées , qui mit aussitôt ses troupes en mouvement ; cependant le chevalier de Cusan et Louis f de Birague , chargés de cette expédition , à la tête de deux mille hommes, prévinrent le marquis par leur diligence , et attaquèrent Savillan, avant que les renforts y lussent arrivés; ils rencontrèrent néanmoins une résistance à laquelle ils ne s'étaient point'âttendus , et ne pouvant forcer la ville , ils en livrèrent les &uxbourgs au pillage : l'on avait déjà kit un riche butin, lorsqu'on vint annoncer l'approche de deux mille hommes qui marchaient aux ordres de monsieur de Scalengue ; Cusan eut Jt peine rassemblé ses soldats dispersés qu'il se vit attaqué dans les fauxbourgs mêmes ; Sca< Jengue eut d'abord quelqu'avantage; mais les Français s'étant remis de leur premier étonnement , le chargèrent à leur tour, et l'obligèrent à reculer devant eux; ses troupes commençaient faiblir, lorsque le marquis de Marignan parut : à la vue de ce secours Cusan fit sonner la retraite; il fut poursuivi, et mortellement blessé; il échappa avec peine des mains yc«BH«.. du vainqueur (i); sa troupe entière eût ■« i« »!• aT^w été enveloppée, si d'Annebault ne l'eût ït.m."i.>.Z<!h.T feit soutenir à propos par des détache- -i>»(îio'n'î.^m il jn^ns sortis de Turm (a). t,ji,.i,A*g.^.

»$ CtlEtlft£& DU PÎ^MONT

ÀinS^. ï^eaclant ce temps l'armée de Charle* Quint avait essuyé les plus grands revers en ft-ovence , et quand «ntin il se dér cida à la retraite, on ne put l'esécutee (■^ii>i]»,iiT. SJDS de tr^8-graode« pertes (i). De» g™^ï.^«V. 4, ^^p. qu'où apprit le retour des Autriebienfi ^..s-^I'^mJ^ en Piémont , les Savoyards se «oofîant^ "'■- î^rîî'diîta trop sans doute dans le secours qu'ils ub. 9.„p,î, ' pouraient en retirer, coorureot aux armes ; la Tarantaiae qui avait conserva iin |;rand attachement pour ses anciens maîtres, leva le drapeau de. rinsurrec-^ tion ^ et les «erriteurs af&ciionnés di» duc y accoururent de toutes parts. Le ma-. récbal Renié de Chalant, qui comniandait dans la valléâ d'Aosb», ayant appris quQ les Français avaient été chassés de Con-, flang , Bt pas«er quelques troupes' en Ta-^ rantaise, dont les habitans marchèrent. k Chambéry , et en firent la garnisenii prisonnière de guerre. Ces premier^ sup^ ces , qui ne pouvaient devenir important, qu'autant que les Impériaux auraient en-: / voyé des secours aux insurgés , causèrent;

le nialbeur de la Tarantaise par la négligence des Espagnols à les soutenir ; le») Français attaquèrent en force les postes des Savoyards; après les avoir cbassés de Chambéry, le comte de Saint-Paul marcha contr'eux dans ces mêmes monta-, gnes , oix il les avait déjà une fois vain-, eus ; il y trouva moins de résistance , et. il livra la prQviac» entière au pillag*.

CfiAPlTR» J. - ■ «7

âe})tiU CooBans jusffu'au pïçd du Siiint" j/«t53l, Bernaril; les Piémoatais avaient regagné cetJLe montagne, et s'y étaient relranchésî fi)cud>u>».- Saiot-Paul les y aUa<jua ; mais repoussé Slp.^"'»)"™.!: k plWKurs refwises, il renonça au pro- S',""',"^.™ jet de pénétrer dans Je duché d'Aosle (i). ''"'•■

D'autre part Gui de Kan^on, officier ^mSZ'j. génér^ii au service de France, ayant été cbargé de lever de3 troupe» en Italifl , partit de la Mirandoie pour se rendre à Gâaes avec dix mille homsies de pied , et six cent chevaux ; U •vait compté sur Le parti de« Frégose»» ^Hi devait M déclarer à «on aj^roche, et il fut étraugeme»! aurpris de ne voir aucun ipouveuieut dons Ja ville, squs le* iQ4H-« «de Itquelle ii pafsa la jouméo du 3o aoàt : emporte par son impa-* tiefice , U leut» l'escalade U nuit sui-» vofite , et qijelque courage qu'il mit Jt cetie entiieprise ^téméraire , elle «ut te Sort qu'on <leyait en attendre. Rangon. fbreé à U retraite après avoir perdu beuupoup <le inonde , prit la route du Piémont par les Langues (a); U fit aJ"Ko*iu™pi*p™ vue si grande diligence -qu'il arriva ^ l:j''il['i}'2'St 4 septembre à Cér-es(^ ; César Mag^ , îi''^*^'lï„'p ofEcier espsgnoi d'un mérite ccmnii , r*.*™-»- «vait proposé de prévenir cette Hurcb* qnï] soupçonnait, en occupant les colUms -par où Rangon arriva en eflFet ; maie Gautier de Lopez mit tant de lenteur 4sm ses jnoDvciseiis- , <^e i'enueBÛ

i$ GUERRES DÛ PléilONr

.An 1657. échappa à une défaite à-peu-près cet' »^^^,iih^'. taine (i). Le marquis de Saluées , informé de son approche, leva le blocus de Turin pour rejoindre l'armée impériale à Asti. Les Français s'emparèrent alors de Carmagnole , de Chieri , de Moncalier, de Quérastpie, de Raconis, et de la plus grande partie du marquisat de ~&iluces. On conseillait au roi de confisquer cette province , comme lief d'un vassal rebelle; mais ce monarque voulut plutôt la rendre à celui auquel elle appartenait de droit , et punir le marquis François, en tirant son frère Jean-Louis de la prison où il était enfermé. Jean-Louis rétabli dans l'héritage de ses pères , n'en jouit pas long-temps ; trop confiant pour éviter les pièges que son frère lui tendait, il se laissa engager à une conférence dans le château de Valfenière , que celui-ci retenait encore, et y fut fait prisonnier; François, protégé par les Impériaux, aurait bientôt rétabli ses pertes , s'il n'eût été trahi à son tour par monsieur de Saint-Julien , gentilhomme gascon , qui avait ■ <<rt ini»t. ,Tu toute sa confiance (3). d^DrfiTcMM^ Rangon s'étant rendu à Savillân afin oSïïît''li^fT '^® donner quelque repos à ses troupçs " wÙi^ji,! (3). Maggi se mit en campagne, avec '• trois mille hommes d'infanterie et cinq

cent chevaux, pour attaquer Cigliano, défendu par le capitaine Solar; il apprit

CRAPITBE I. 29 ,

dans sa marche qu'un corps de deux An iSSt^ inille Français s'approchait de cette place» et s'étant dirigé vers eux, il les battit an passage de la Doire ; Cigliano se rendit alors; et Maggi maître de cette place, se saisit de Rivarol par surprise, et de Foglizzo , à la faveur des intelligences qu'il entretenait avec la comtesse du lieu; il força successivement les garnisons de Caluso , de Roman ', de saint Bénigne, de Lombardour, de Flet, de Visque, de Mazzé, de Strambin, et il délivra ainsi le Canavais des exactions auxqnelles^ ces petites places l'assnjettissaient. Ces pertes am^ient peu affaibli les Français dans cette province, s'ils étaient parvenus à se loger à Montalei^e, dont ils prétendirent surprendre le fort château; mais César Maggi averti, de leur dessein par madame de Foglizzo , attaqua , et mit en déroute les troupes qui marchaient à cette expédition (i). Pendant que la petite guerre ./i'^S^-gt* se faisait ainsi sur les frontières du ■<>' Monferrat, Charles de Conci, sei^eur de Burie , dévenu gouverneur de Turin depuis le rappel de monsieur d'Annebault , proposa à Gui de Rangon la surprise de Casai, par le moyen des intelligences qu'il s'y était ménagées avec Jean Guillaume de Biandra , qui ollrait de l'introduire dans la ville ; Rangon s'étant refusé à ce projet, Burie osa

Ani^if- Ia tenter Aeul, malgré le peu de tt'oâpes qu'il arait à sa dUpaailion; les mesare» étaient si bien prises que les Français entrèrent heureusement dans la ville

' j)ar la porte que Biandra leur ouvrit y

et cette importante cotiqaéte leur était assurée j s'ils aYaient eu assez de force*

g oui" s'y soutenir; malheureusemetit pour urie , deux mille hommes qu'il avait arec lui suffisaient à peine au siège do château , et Rangon ne s'étant pas opposé à là marche des ennemis, ils ne, reiicontrèreirt point d'obstacles pottr arroi>i"eeu>T,U'. river à Casai (i). Les Français étaient h-uua^ occupés à l'attaque dn château, défendu par Oon Alvaro dé Luna ; ils , avaient entièrement cerné la place, et ils s'étaient I-assuréj contre les sorties des assiégés wr la viïle pat de boimes lignes garnies d'un large fossé ; l'armée impériale /6* tant approchée de Casai, iett de forts défachemens dans le château , et s'ouvrit une communication arec cette place; Ici Français ne la pressaient pas moins dû ' côté' de la ville, en Continuant leurs attaqaes avec la plus grande TÏvacité; mais assaillis à leur tour dans leurs Kgnes, iii en furent chassés après un combat trèsvif; ils tentèrent encore de se défendre le long des rues, ou dans les maisons , et ils ne cédèrent, qu'accablés par lé nom-" bre; tous iurent tués on faits prisonniers; Biândra s'éshappa pres<^e seul, pendant

CHAPITTRÉ i. ' sir

qoe GuascOf son ami et son complice, An iSif. se noya en traversant le P6 k la nage, La vitltt eatière porta fa peine de l'imprudence des conjurés; après avoir été rançonnée, elle se vit contrainte de re' tevoir les lois de Frédéric Gonzague , duc de Mantoae , à tpù l'empereur venait d'accorder riflvestitùre du Monfer-

t^t (l). (OCi>TlB,p.rt.

Cet échec de Borie fEt craindre pour ^)!^i^ûi^d?^ Tarin ; Rangon forcé de convrir cette î™;""iir>Z*^ - Importante place, dut nécessairement s'é- ~^'^', CTT .'; loigner du marquisat de Salaces; et Du- "** *'' Gaast y marcha aussitôt par la droite du Pô ; il en fit la conquête presque dans coup férir , an nom du, marquis François qui l'accompagnait; Carmagnole seul refusa d'ouvrir ses portes ; on l'assiégea, et le marquis fut tné d'un coup de mousquet en risilant les batteries. Du-Guast s'étadt emparé de la ville venéea cmellement la mort de François, en îaisEint couper la tète à monsieur de Malabaila qui en était gouverneur , après avoir eiîvoyé aux galères tous les soldats qdi composaient celfê malheureuse garnison (z); on prétendit (5) cependant (>} iniui. .n. que le général espagnol cacha mal la joie STSinl Im^'.^'TI qa'il ressentit de la mort du marquis de ".fV^^r^ûf"™ Saluées, qui aspirait au commandement '(j')c'°-^'i>-cmde l'armée impériale. p.".iib. ....

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5â GUERRES DU ÏI^MONT

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