‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 4 sur 176 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

SUITE DE LA GUERRE DE l536.

Sommaire. Une nouvelle armée française arrive en Piémont sous les ordres de monsieur d Humière, — Elle s'avance dans le Candvais. — Les Impériaux:

Vy suivent. — Mutineries dans [armée française , qui contrarient les projets du général. — Il prend Albe. — Perd et reprend Quérasque. — Mondovi lui est livré. — Les Impériaux tentent et manquent la surprise de Turin. — Les Français portent la guerre dans le marquisat de Saluces. — Ktat de cette province et de la maison qui la gouverne. — Les Français sont forcés

, de lever le siège de Busqué. — Nouvelle mutinerie dans leur armée ^ qui se retire à Pignerol. — Les Impériaux prennent plusieurs places. — Les Français abandonnent la plaine du Piémont. — Les Espagnols y font d importantes conquêtes. — Prise et sac de Chieri. — Pris» dAlhe. — Prise de Quérasque. — Blocus de Pignerol.

— Le roi de France s'avance en personne vers les alpes à la tête d'une forte armée. — Il bat les ennemis au pas de Suse. — S'empftre des placés de cette vallée. — Se rend maître dAveillane» — La principauté de

CaAPITRE II. 3S

Barcelonnette occupée par les Français. — Les Impériaux lèvent le blocus de Pignerol. — Ils se refirent à Moncalièr. — Combat ' sous cette ville. — Les Espagnols y abandonnent leurs magasins , et se replient sur Asti. — L^s Français passent le Pâ. — Ils s'emparent de plusieurs places. ■^— Arrivée de François I. en Piémont. — Départ du duc de Savoie pour Nice. — Le comte de Chalant chargé de gouverner en son nom,

— Mutinerie dans f armée impériale.

■ — Suspension d'armes de Carmagnole.

— Articles contrenus. — Conférences arrêtées à Locate pour traiter de la paix. — Retour de François I. . en France. — Mauvaise conduite du lieutenant-général Montjean. — Conduite, opposée de monsieur de Langei , et du président Pellisson. — Malheurs du Piémont. — Nice demandé au duc de Savoie par le pape, et par t empereur. — Evénement gui sauve cette place. — Conférences de Nice. —

. Trêve de dix ans signée. — Le duc de Savoie réduit à la plus cruelle infortune, ■

rrançois I.**" décidé à relever l'honneur AmOS-j. de ses armes, destina monsieur d'Humière au commandement de son armée d'Italie.

Ce nouveau géfaéral , qui arriva le 8 juin Tom, IL 5

An i55j. à Fignerol arec douze mille hommes jéui,'™"' "r"; "^^ renfort (i), se mit en mouvement peu de jours après, alla camper à Rivoli , et poussa ses courses dans le Canavais, où il logea deux mille hommes entre Gastellamont et Aglié. Don Antoine d'Arragon , qui commandait les Impériaux pendant la course que le général en chef avait faite à Milan , craignant à la fois pour Verceil et pour Ivrée, quitta Poyrin, et s'approcha de ces deux villes. Le marquis Du-Guast le rejoignit il Moncrivel , passa la Doire U Visque, et prit position k Caluso , d'où il détacha César Maggi, avec vingttrois compagnies, pour harceler les Français. Aglié fut emporté de force, et Chivasso investi; la faible garnison de cette place se retira dans te château, oii elle (.3CMita«,iib.i. ne tarda pas à capituler (3). Monsieur d'Humière n'avait pu arrêter ces progrès à cause des mutineries que le défaut de paye excitait dans son armée; il se replia- à Moncalier , et dès qu'il eut rétabli l'ordre, il résolut de tenter la surprise d'Asti, mal fortifié, mal gardé» et mal approvisionné ; il est à croire que le projet aurait réussi, s'il n'avait pas été retardé par une nouvelle émeute. Ce contre-temps rendit l'entreprise impossible ; car mille Espagnols qui venaient d'emporter Quérasque renforcèreiM;. la garnison d'A&ti , ' où ils intro^

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