‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 33 sur 176 · CHAPITRE VI. Iig · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. Iig

rt les paysans esclaves du besoin d<!seraient leurs champs pour s'enrôler sots les premiers drapeaux qui leur âssiraient du pain ; les hommes d'une coidition plus élevée achetaient souvent pr le sacriôce de l'honneur les grâces qi'ils obtenaient à Paris, ou à Madrid; e dans ce bouleversement général , les orangers acquirent en Piémont une ' jrépondérance toujours plus grande.

Le roi Henri H, qni succéda à Pranpis I." en i547» ^S" P^*" '^ maréchal Srozzî contre Gabriel marquis de Sa- Ices, ordonna k Jean Caraccioli prince te Melphe , son lieutenant - général en eçà des monts , de se saisir de sa per- *nne. Gabriel passait sans défiance les Ifeaux jours de l'été dans son palais de level; et Caraccioli, préparant dans le dence les voies du dessein qui l'occu^ fit , l'entretenait avec soin dans cette iDmpeuse sécurité. Tout étant prêt enfi pour l'exécution des ordres de sa CQr , ce général alla lui-même à Revç avec une nombreuse escorte , sous pitexte de rendre au marquis une visite d'hnneur; et levant aussitôt le masqua il le fît arrêter et l'envoya prisonnier Pignerol. Au bruit de cet attentat le gùverneur du château se mit en défens\ malgré le manifeste de Caraccioli qui «donnait aux officiers, et aux troupes Q marquis de mettre bas les arstes;

120 GUERRES DU PIEMONT mais le courage du seigneur d'Isasca»

fut mal secondé par les siens , ;ar nne parité de la garnison ayant été gagnée , elle assassina son commandant ,et livra'la place. Après la perte de RevI l'on ne se 'défendit plus nulle part, et li$ Français s'étayant d'une cession de Jeair Louis , frère de Gabriel , s'emparèren .de tout le marquisat de Saluées. Gabrie mourut subitement à Pignerol quelqw temps après. Nous aurons occasion dt parler encore de Jean-Louis , qui vivait alors dans l'obscurité de la retraite On a cru que Strozzi visait k obtenii pour lui-même le marquisat de Saluées dont il persécuta les seigneurs.

Cet événement, peu important par lui même, préparait néanmoins une nouvelle déclaration de guerre de la France 1 l'empereur; la Haine des maisons d'Aul triche et de Bourbon ne pouvait s'éteini dre que noyée dans des torrens de sang; le refus que faisait Charle-Quint de l'iU vestiture du Milanais ; la-protection af cordée par Henri au duc de Parme ; jt ' enfin les menées secrètes de plusiei^ seigneurs napolitains, qui las du j(^ espagnol cherchaient à changer de n^tre , firent enfin éclater le ressentiirfit des deux princes et mirent de Juveau l'Europe en feu. Le maréchalde Brissac , destiné h remplacer le ppce de Melphe en Piémont, y passa sur / ëa

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