CHAPITRE VII
tahôti ; malgré tant de courage et de soins , ta brèche était faite le quatrième jour, et les Français montèrent h l'assaut avec Timpétuosité la plus grande ; ils ftïrent cependant repoussés en désordre , et' poursuivis îusque dans leurs lignes. Birague qui se tenait k la portée de . tout observer, accourut alors au secours des siens à la tête d'un corps de troupes fraîches, et ralliant lés fuyards une pique à la main, il fit recommencer l'attaque; le Combat resta quelque temps indécis; mais accablée enfin par le nombre , Il garnison fut forcée et massacrée le huitième jour de juin.
Birague rejoignit le maréchal après avoir détruit les fortifications de Cardé ; il ne restait plus que Busqué h conquérir dan'i^'Ie marquisat de Saluées ; et cette placé demandait pour être assiégée l'armée française toute entière. Elle pouvait s'f porter en une seule marche depuis Carmagnole, avant d'être atteinte, paf les Espagnols , et avant qu'ils eussent rassemblé des forces suffisantes poiit" chàsàer les troupes que Brïssac laisserait dans ses lignes en tes quittant. Ces considérations déterminèrent le maréchal h tenter' Tentreptise; la réussite de ce projet dépendait entièrement de la résistance qu'il rencontrerait è Busqué, et le gé^ néral français espéra qu'en étonnant la garàison par le fdu d'une nombCeusâ
iSo GUERRES DU PIEMONT
arlUlerie, et par l'appareil de toutes se» forces , il en viendrait aisément à bout. IL se mit en marche avec neuf mille cinq cents hordmes, et dix-huit pièces de canon. Son avant-garde , composée de ' cinq cents cavaliers , portant chacun un arquebusier en croupe , investit la place durant la nuit, et l'armée étant arrivée le matin, l'on poussa les travaux avec tant de diligence , que les battet"ies furent dressées le soir sur le bord du fossé , malgré le feu dç la garnison ; celui des assiégeaus ne discontinua pas de toute la nuit, et dès le matin du jour suivant la brèche était faite : déjà l'on se disposait à l'assaut , lorsque le seigneur de Scarnafis battit la chamade > et proposa de se retirer à Fossan ayec les cinq cents hommes qu'il commandait : Brissac , pressé de regagner son camp de Carmagnole , y consentit , et la
S lace reçut une garnison française du ouble plus forte que celle qui eii sortait. L'on avait droit d'attendre une meilleure défense de la part d'un gouverneur qui s'était fait connaître et estimer par plusieurs actions distinguées : Gonz^gue qui. s'était avancé à son secours, apprit en arrivant à Saint-Fré qu'il n'en ptaU plus temps; piqué du ressentiment fIo plus vif, il ordonna au comte, de ;jLa7 Trinità d'arrêter monsieur de Scarifafî^, et d'instruire son procès : on le iiigça