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CHAPITRE ;X

SUITE DE LA GUERRE PE l55x.

Sommaire. Les Français assiègent Ivrée»

— Prise de cette place. — Mouvemens des Impériaux. — Brissac s'empare de Masin. -— Le marquis de Masséran (appelle dans le Biellaist

— Conquête de cette province. — Fortifications de Santya. —r- Mouvemens des deux armées. — La ville de Casai, surprise. — Le général espagnol s'en sauve avec peine, —t La citadelle attaquée par les Frartt çais. — Siège et capitulation de cette forteresse. — Les Espagnolt marchent trop tard à son secours-. — Avantages du maréchal de Brissae en Monferrat: — Ses partis courent la frontière de la Lombardie. — r Ses projets sur ferceil et sur Asti

- manquent. — Emeute dans tarmée française. -— - Suite de cet événement.

Ordres, du roi au maréchal. — Ses Temontrances à ta cour.

Jj armée française , forte de dix-hnit miUe hommes d'in&nterie et de douze cents cavalier» , se rassembla dans les environs de Caluto , traloanL après elle

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Ab 1554. seize pièces de canon. Le 1 1 novembre Ivrée, et lefort de Malroisln qui la soutenait, furent investis par Bonnivet, et Brissac étant arrivé devant la place le lendemain avec toutes ses forces , employa deux jourft à dresser ses- batteries, sans que les assiégés troublassent autrement ce travail que par )e feu de leur canon. L'artillerie française ayant commencé & tirer le troisième jour, le commandant de Malvoisin arbora le soir même le drapeau blanc, et l'on convint de suspendre l'attaque de ce fort , qui subirait le sort de la yïUe. L'exécution de cette capitulation étant assurée par des otages , tous les efforts des assiégeans se tournèrent contre Ivrée, que le capitaine Moralles défendait: sa garnisoit composée de quinze cents hommes, venait d'être récemment augmentée de quatre compagnies, qui aux ordres du comte de Garpègne , et du capitaine Fagan , forcèrent heureusement les lignes des assiégeans. Monsieur de Brissac avait choisi son front- d'altaque au centre de la courtine du bastion de ïa Doire ; la place n'avait sur ce point ancun ouvrage extérieur; la rivière qui baigne les murs de la yiMfi n'ayant alors que deux pieds d'eào, nopposait pas un grand obstacle à l'avan^ cernent du siège, dont on comptait accer Icrer les opérations ; il fallut cepradant

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