CHAPITRE X
ùx ■joprs de travaux sous le feu de la
farnison avant de parvenir à loger les atteries destinées ' à ruiner le pied du feuipart , et six autres jours avant que lï brèche fût ouverte: on ordonna l'assaut pour le matin du 39; et dès que te jour parut, l'armée entière se rangea en bataille dans ses lignes: déjà les colonnes d'attaque allaient s'ébranler, lorsque le capitaine Moralles, voyant ses soldats etxtrémement découragés , et n'ayant pu résoudre les habitans à prendre les armes, battit la chamade; il obtint de se retirer à Verceil, en sortant par la brèche avec les honneurs de la guerre : dès que les Français eurent pris possession de la ville , le commandant de Maivoisin sommé de remplir ses engagemens évacua le fort aux mêmes conditions quç Moralles avait rendu Ivrée. Pendant ce siège les Espagnols cantonnée dans l'Âstesan tentant d'attirer vers eax les forces- de l'ennemi par des mouvemens qui femblaient menacer les places françaises de cette province: cependant Brissac ne se laissa pas prendre à cette amorce ^ et les' Impériaux se séparèrent, après avoir ruine quelques villages.
■ Amé de Valpergué , comte de Masiny qui depuis la captivité du maréchal de Challaht Commandait en Piémont poup Emmanuel Philibert, loin de pouvoir secourir Ivrée, ne savait cominent assure;! Tom. 11. i5
■ 94 GVERItES DU PtBMONT Verceil y où les vivres manquaient , et où la garnison était très-faible ; heureusement le général français ne voulut pas trop s'éloigner de sa nouvelle con-i quête avant d'en avoir rétabli les fortifications ; et pendant qu'il expédiait un oiHcier à sa cour, dont il attendait de nouveaux ordres, il alla mettre le siège à Masin. Le 25 novembre ses troupes occupèrent Alfoian , Zey , Vestigné , et Piveron : Masin fut investi la mênifi nuit par mille hommes , et la place étant reconnue le lendemain , l'on jur gea le travail de la aappe impossible j car l'on crut rencontrer le foc sous la neige ; la gelée extrêmement forte causa apparemment cette erreur, qui décida les assiégeans' <t recourir aux gabions et aux mantelets, à l'aide de«-' quels on avança les, approches ; on dressa les batteries , et la l»?èche étanb ouverte après douze cents coups; tirés, Brissac onrit une capitulation iiohora-4 ble au commandant, qui l'accepta, et S4 retira à Verceil avec sa garnison. Par égard sans 'doute pour le comte' da Masin , le général français lui proposai avant d'entreprendre ce siège un ac-; cord pareil à celui que venait de conclure le gouverneur de Malvoisin : votre châttau, lui écrivit-il, suèira^ si vous le foulez, le même sort <julvrée; tant que je serai maître de cette ville , il
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demewera au roi , et ji je vient à An 1554, la perdre^ il vous sera aussitôt rendu sans défense. Le comte sentit ta délicatesse de ce prooédé , «t l'avantaj^â d'une convention qui rallait servir de «auvegarde au riche bieB qu'il pos&édait ; mais il craignit de dwiner vA exemjrie dangereux dans un moment où plusieurs épiaient un' prétexte pour b-ahir leur devoir , «t il refusa !«« offres du naréchal ; et. |;éiiéral «'en tint apparenuiuent o&osé, puifiqu'il n'éi pargna rien dans le châleaM., et qu'il obtint du roi l'ipvestiture de ce fiet en faveur de moMsieur de la Fayette.
Monsieur de Brissac avait k peine terminé cette espédition , qu'il fut appelé dans la province de Bielle, par le mais quis de Màsséran, beaucoup moÂnt sen-i Mble à l'exeaiple de la ^énéreufe déli^ catesse du comtt de Mnùbs qi^ frappé du malheur qu'il . venait d'éprouver. Ce seigneur ayant proposé de faire hom-, inage de ses terres à la France, le ma^ réciial, suivi seiulemAnt de deux mille homiBCs, traversa la mootagfoe de la Serra^ après avoir envoyé le reste de 9*:$ trou-
fes en quartier; een approche répandit épouvante dans te Biellai^, où il ne se. trouvait qoe quel4}ue$ détachemens de, milice féodale répandus d^ni» leti villes et dans les châteaux; le capitaine Dat-Pozzo. ■e jugea pas pouvoir défeu^lfe Di«lle > où
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igô GUERRES VU PïinOfIT
il commaitdait, et il y reçut les Français, auxquels on paya une contribution de huit mille écus, pour racheter la ville des exactions militaires. Besso Ferrero Fiesthi marquis de Masaéran se rendit alors dans le secret de la nuit auprès du maréchal', avec lequel ilsigna une convention, portant , que le marquis de Masséran ferait hommage de ses terres, et prêterait le serment-de fidélité au roi, qui le recevrait soussa protecUon, et lui ao corderait une pension de trois mille écus; que le comte de Candeil, 6l8 aîné du mart^uis , serait -nommé colonel d'un régiment de huit cents hommes, destinés ï la défense du pays; qu'enfin le château de Gaglianico serait mis en état de défense , et que la France payerait les deux cents hommes qui devaient en former la garnison. L'exécution de ce traité ne devant point avoir lieu alors , il ne fut pas rendu public, et le maréchal dont le projet était de relever les fortifications- de Santya ruinées durant les guerres précédentes, réunit dans les environs de Livourne seize mille hommes •d'infanterie , et quinze cents chevaux ^ pour protéger. les travaux, auxquels il employa un grand nombre de pionniers avec une partf^ de ses troupes. Cinq grands bouleMBrds qui devaient former l'enceinte 'de^a nouvelle place ayant été bracés, «ans que les Espagnols fissent le,
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