‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 54 sur 176 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

de t armée (a) ; si nous dévastons leurs campagnes , ne serons-nous pas réduits à faire venir nos convois à travers les alpes; et les Fiémontais , de qui nous tirons à présent cinq à six mille recrues, réuniront cinquante mille combattans pour les attaques : si ces réjtexions ne changerU pas Cavis du ministère; si l'on persiste dans ce plan destructeur, ajoutait le maréchal dans .sa dernière dépêche, je suis prêt à renoncer à ma charge, et je supplie le roi de me remplacer. Cette iioble générosité sauva encore le Piémont du dernier malheur. . Brissac exagérait 9ans doute nos moyens; et peut • être ne paraissait-il nous craindre que pour nous sauver: la reconnaissance nationale lui est jostement acquise : la cour suspendit l'exé- .cution de ses derniers ordres, et l'on se

(a) Les provinces du Piémont occupas par lei ' Français eQU'eténateot cinq mille hommes de l'arn]^ dn maréchal, par dessus les impositions ordinaires ' d^i tris-f(Utes, Dans le «our» de la. campagne de celle année le ministère apportant sans cesse de nouveaux d^aii au déboursement des sommes assignées i l'armée d'Italie , Brissac avait taxé la no- - blesse k payer la moitié nette de sou revenu : ii ' imposa cinq sols sur |e peuple pour chaque arpent 4^ terre; huit sols pour chaque septiçr de via , et un teston pour chaque fromaf;e : il augjn^ta enfin |a gabelle , et les droits ^tabÙs sur la vente des armes , . sur la soie , les dtaps , et les merceries, Boivin , liv. 6.

D,9,t,.?(lb,GOOglf

ara GtJEftitES mj piiJmost contetita de casser quelqileà b»mlcs d'infanterie ^ pour décharger le, trésor royal d'un faréeau qu'il ne pouvait plus porter (a). Les Espagnols ttlmitèrtnt pas la modération de Briuac: ils accablereiit ji tel point k partie du PiëniOnt où le doc de Savoie était maître ^ que ie» payiana, après avoir long - ïemp», souffert , s'accouturbèrent à tes regarder plutôt fcoùine des «nnèdiit t que citratniB des .alliés

chapï'the XI.

SVîi% OB LA GUBlUtS isé ■iSS-l.

^ornMàiri?. Dësi^lns dsi -^ënëmux. -^ - ■Mouvèn^tis 'dex armées* — EUes se rt^uvttit tn -p^»enàe wuf 4t àanon tfc ràlenee. — - Gofftbat à^i^aht-postes. — Retraite des Français. — Situation des affaires du duc de Savoie. — ' £mmariuei PhUiheA vient en Pfériiont.

.— ^ ïl cherche à faire sa paix avec la France. — ■ On repousit ses a-varvùrs.

(i) tè' (ïiW^eriieaiè'tit français ivâtt y(mi»rf ia dbthiirc l*ssttu(-ce'en Pf(!ffldni par ta renfe de la plnj*art dei BiflA ■d^rtàhiaux' des *(fcs d* Sawie , *t des ihki'qùK Hé' Saluées. ■-■■■.■

■' mbten ^Ù^moirëi 4'état, vol. a.

00 Voyci lé sépflim* Irvïe 4* la seconde partie de la vie dï PËHipJVi Ji ; par Campan».

" CHAPITRE %I. ilS

- — Vemperew h rapp€llû..€n AUetua- ■ -gne. -t- Le duc : djilhé remplace te

taanite de Figueroa. — Plan de ce- ' ■ns^uvea^^ ehefi-^ ffabiletéde Brifsac, ' • — Eiubanvis de ce général. i — 'F^ute^

du duo d'Elbe. -r>- u assiège Sténtya.

— Opérations de ce siège.

\jpttB nâfertne faite , l'àrtqée se trouva réduite à bhèt miUa Français o^' 9iéatontaM , trois mîUa AUemaBës , trois miHà SnÏMM,. et treù miUe cdnq cents ' Italtent, OHtre trois raiUc cavaliers t aai^ les troupes cbnservées n'en fuvent pas; nàcHU) pajèrn', et Boirin nous apprend que Brissao , apnès a^r été contraint de fbulèr -les wHles et les eani^agnes , «ut 1^ :4knileiur ^ -«oir sas soldats n'ej^iint ^ua la chemise sous l«s aunes, 'et jnarchant saofl ^soolier-s. ii)uu(is .dcs.-cirieQjistaf^Qes aessi iBalbeareof^ , i^t rédnisaieh^ l'aivi nuée' fiiançaide i <ne point agir, le ma- FécbiA soi^eaif là se relever ^dr ôd enand cdnpv il «or^itaes 'vues spr Gânjs», sA» y avait (te noni&reuit parlàsans , asiec iesquels il traita des xn^fens .de ay -introwine>t «« ^ssein «e lai irëna«it'Q^)enr dant pas, ùt- (KtBiv^wfadaMce' ayant 'âté* iaterbeptée: - ' . -• ■■ ■

- Le igiéné<allespii^dol-f' avança dbns le Moitferratf'afio de^Eesaeirer les subàîstanr lies Ae Gasal; «^ les Jtoavçaâa).' tsi^^aiblea

D,g,t,.?(ll„GOOglf

a'i4 GVERItES DU PIÉMONT pour s'opposer à sa marche, allèrent cam* per près de Verrue ; Don Gomez ne se mit pas en peine de les suivre :• il songea plutôt à étendre ses troupes dans le plat- pays : quelques- apparences de paix le déterminèrent à ce parti , parce

3u'il avait .va «nie dans . les 8us]>enMons 'armes précédentes on avait toujours convenu, que chacun conserverait la par^e du Piémont qu'il occupait. Pendantjque' les Impériaux s'afiàibltssaienf ainsi, en dU visant leors forces, Brissac rassembla les siennes, et marcha par Cève.daas les L<anghes, contre le marquis de Final, qu'il dépouilla de. ses terres avant l'arrivée' des secours espagnols; revenant avec. la mime' célérité sur ses pas, il ravagea les environs des villes ennemies. Suereiz ;était alors occupé à ravitailler -ses: places ^ et il ramener, ta garnison, allemande de Volpian, qui n'étant point payée, s'était insurgée contre son gouverneur ," et l'avait forcé à capituler -dans le château, où il s'était > enfermé; Ce désordre étant réparé, «t iesr apparences dfr paix évanouies. Don Gomez Suerez se détermina à reprendre l'offensive : mais il avait perdu Bh tenaps précieux.,' pendant' lequel, ies Français- s'étaient, (ionsidérahlement renforcés. Le général es^ pagnol jeta un pont sur le Pô au -dèssous de Valence , et s'en approcha pour y recevoir les r«ifort» qu'il attendait;

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