‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 55 sur 176 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Brissac se flatta de le surprendre dans sa position : il leva son camp de Santyai pas^ le Pô à Casai, et marcha vers 1 ennemi à la tête de neuf mille hommes - d'infanterie et de mille cavaliers; les Impériaux, qui avaient été pré- Tenus de son approche , l'attendaienl en ordre de combat sous le canon de Valence , et quoique le maréchal vil la surprise manquee , il se déploya en bataille, dans 1 espoir d'attirer, les Aotrichiens hors de la protection de ta place pour les combattre. Les deux armées étant en présence, l'escarmouche commença .entre les eofans perdus: les tirailleurs français, empiH'^es par Jeur courage, s'éloignèrent trop de. Jepr ligne, et ils allaient être sabrés par ta .cavalerie , lorsque Brissac fit avancer .deux cents gendarme» h leur secours: le pom'bat ■ s'ejtant engagé entr'eux et lesxhe- Tapx légers des avant-postçs espagnols, ces derniers furent culbutés;, et serrés de-ftiprès, qtie leur défaite était certait^, siicent bommes-d'armes savoyards jne se 6isseni mis en devoir de protéger' leur retraite : mais pendant que ce corps ^t^rgeait de front les gen- 4arme5 français , deux, cents cavalier»

l'attaquèrent de Sanc, et le poussèrent jusquaux. portes de Valence; le canon tira alors de part et d'autre sans faire beaucoup' de mal , et le maréchal voyant

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ai6 GUEBftÈS'fiU' M^MONT

que Don Goiiiez Suer«K B'ôBstiïiaîl à ne pas s' Soigner de la' plate', fit bat-^ tre la rett-aite, an mmneiti oH t'on e'àt' tendait à un combat générfilî 'L'àrmétf française irtarcham en ordre de bataille -alla camper au bODr^ de Saint- IVtatiid ^rès àé Gasfti-, en appuyait sa' gauche' W Pô ^ el sa droile'ari tortent 'dé^'Rii^to:'le8lin(>ériBuKn6'la suWÎPéhttJiï'àn moMetit, et fertnant à leur preïin^èhs' posieioiT, ils 96' logèf-etiit Atrtààr dfe Valénc<i. ' Les deux amn^s , hb^s UïîS' étali d« Savoie , iaissèreM au Piémdtit ^eli^ereg instans dé' tfan^iHilé; et'te cditlte de "Masift en profita , powr rdmfenrt", autant ijufl lui 'fiit' «possible, l'ordt-é da«8 IftS provinces souniîses à son gonverflemetrt; t3et 'officîeï" était hitimewient convWiiiea de la néceisité en retoirt' d'ïkntnaïwel TTiilibert; et déjà il avait eitp^dïé Je tnarqtdb 6obba , chargé d'înÉftniîi'e -feé çrineft éè 'l'étaï 'fnalheureJujif 'tfès' a'ffiw- TèS' 'en Piémont. Boliba'' devait -fiM ■PftJ- "inohtreTi'que les ewiemilî ayant lle/r*nftf^ Vement bciïiïpé lé Canavais , le Wlbii* lîerrat , les prdvinées de Bielle , et ^ ■■CèVe , .arec une partie dy VérèéilIâiSî "acfîtiéraient' sttr les 'Impériadx uhfe* s^ périprîté îd^rftiante ; lès tnampiiH' dii Tnart^nis dtf Carret faisaient-^ 'Ireifitilet' les vassaux les plus fidèles ; et'"i'eTemjfle du, marquis de Massérgn" errCoora- -^gieait Itis ftutrieb ' b cfaeW:hèr ' Ibiir - 'satût

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dans le parti du plus fort :-' ptasieurs ^ntitshooiiïïes venaient en-e^fetae se déclarer en fâTèur deà Français ; et daw ees pénibles tSrconstances' les officiers dfc Savoié^taient d'atitaht moins oWis, ip!» les Espagnols iravertàient sowent kurs ^tiesi te peuple ^accaMé par se* nïalheers ne conservait que le sentiftieilt (Je ses- prapireS stooffrances :' son ittacheittenl à-Vancien gouvertiemeïrt s'^ firital&i^li par- la lon^^ue absence do ses princes : les Piénrontaiis »© «on-' naésftï^nt presque - pas leur -Wauv^aa SwJvéntinj et il y avait toat à ■eramdrè, 4 \ 6€lui-«i ne s« montrait Incessamment dans ses états. ' Soit -que ' ce tableati perftt èfcargé U Em^maWïel • "Phaftiert , «oit qu'il jugeât "psa oonTenal)4e de 'quitter Farméê de Flandre, dans 4e moment où.

les PVaHçaîs' remportaient contr'eBe Fï(?anteg© ,' ^ ifr' se «onsentâ d'envoyer en" Pi-ém^ht ■ 'Ahdré dé Provana , sefg>neùr de Deynl , qnî l'ayant snivi' tshS'toiis sefr voyages, s'était iustemefit' aft^is woe répWation disîiiigwfe , comnrtff' Carrier, ^t comme homme d'état. Pro-; «inù trouva en larHvant ^ Vertien qu# le cttmte de 'Mfasïn -n'ffvrit rien cra- ^ré ;''ii jugea' «omtrie hii" is pr^sençtf du prîïtw nécessaire' eti Piémont ; eS en partfrnt pour le rejoindre, il pro^' mît- d'-emptevei* tout ^son-erédit "h aéci-' der 1« voyage que l'on désirait de

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lui : cet officier était à' peine retonrnj auprès d'Emmanuel Philibert, que le «omte de Saint- Martin arriva en Flandre , . avec des dépêches portant la noifevelle de la trame découverte k Asti^ le projet ruineux des Impériaux qui 86 proposaient de ravager le haut Piémont, afin d'ôter les moyens de subsistance à l'année, ennemie ;. et enfin la menace d'une invasion de la part de»

Français dans le comté de Nice , et la vallée d'Aoste.

: Le duc de Savoie, qui sur le rapport 4e Provaua s'était déjà décidé à venir en Piémont, y dépêcha en recevant ces dernières nouvelles François Costa, seigneur. d'Arignan, dont Xes talens et: le «ourage égalaient la fidélité ; Costa était gharge d'annoncer l'arrivée prochaine du duc ; et , d'assurer les 4€UK provinces menacées; il s'acquitta-- cIq: cçtte imper* ^nte mission avec iezèle qu'on était en droit d'attendre de lui j' et il retourna ensuite à Verceil, où P^mmanuel Philibert venait d'arriver. I^a préiSence du prince rappela en partie l'ordre ds^ns ses états , et ranima le courage du peuple , dont il soulagea la misère: il pourvut à la^ sûreté de &ts places, nonuQa son lieutenantgénéral en Piémqnt Amé de Valpergue,, comte de Masm , qui y commandait déjà en abseoœ du maréchal de Challant .

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