CHAPITRE XIU
■s'ouvrait une aatre ronte du Piémont ^ iSS?.
AU Monferrat ; mais les Espagnols ne
4«i donnèrent pas le temps d'exécuter
>son projet: ils attaquèrent Moncïar';
et en ayant chassé les Français , ils
rasèrent entièrement les ouvrages com-
inencés.
Depuis cette expédition, qui eut lieu -les premiers jours de mars , l'on se tînt -tranquille jusqu'au commencement d'à- .
'Vril ; le manque de fonds nécessaires à payer les troupes , et- à v pourvoir à la sûreté des places , dont on n'osait -s'éloigner dans l'état de délabrement «ù elles étaient réduites , retint l'un et l'autre général sur la défensive ; il y «ut parfois de combatis de partis, sou- -rent meurtriers, mais toujours sans con'séqoence. Cette inaction aurait duré plus long-temps encore, si monsieur de Bris- ■sac n'eût été renforcé par cinq mille Suisses , et par l'arrière - ban du Dau- .phiné : avec ce secours il marcha contre Valfenière , le 7 avril: la place fut étroitement resserrée ce même jour, et 4'on travailla aux approches la nuit sui- .vante: des pluies continuelles retardèrent les ouvrages des assiégeans-v et les batteries ne purent être dressées avant te 13: les murs, solidement bâii» , et bien remparés , soutinrent pendant cinq
i' ours 'les efforts de l'artillerie: enfin la trêche étant ouverte , le capitaine
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•25o' GUEBWS nu PIÉMONT
^fl iSS;. Retuerlo demanda à capituler, quoique «n état de aoulenir plus d'un assaut , -ayant à ses ordres une garnison de quattonse cents hommes : le faible Hetuerto n'eut pas même la prudence de garder la brèche pendant qu'il parlementait ; et tes soldats français profitant de cette iM^gligence, entrèrent dans la ville , la
E nièrent, tuèrent un grand nombre d'haitans , et massacrèrent presque toute la garnison, sans lui donner le temps de se mettre en défense. Après la priae de cette place le maréchal campa .k Saint-Paul, déterminé à recevoir le combat, si le marquis de Pescare, qui a'a* vançait au secourt de Valfenière, était disposé k livrM' bataille ; mais Pescare rentra dans le Monferrat , et les Fronçais ayant détruit les fortifications de Valfenière , eurent ta liberté d'assiér ^r Quérasque : pour faciliter celte entreprise, Brissac voulut «c saisir du bac que la ville avait sur le Tanaro, et Adefroi Olivaro , chargé de cette périlleuse entreprise , l'ayant exécutée en y perdant la vie , on ouvrit la tranchée devant Quérasque la nuit du 34 août: le 36, vingt pièces de cation commençaient à tirer contre la ville; douze pièces battaient en brèche le baation vers Bene; tes huit autres pièces avaient été placées dans le bas fond de la Sture : quoique la position défavorable de cette