CHAPITRE If. 4S
L'entreprise était malaisée ; cinq niill« j^ iSS?. Italiens aux ortlres du comte de Pon- ^reinoti , oHîcier brave et intelligent , défendaient cette place, dont les iortifications étaient redoutables; l'importance d'une telle con^'uête en tentant le marjquis le trompa sans doute sur les diflîcultes qu'elle présentait Déjà il avait eu à ce sujet de longues coni^rences avec le duc Charles , k la suite desc[uelles les troupes de Savoie remplacèxent les Impériaux dans diiFérens quartiers , pour laisser au marquis l'entière liberté de disposer de toutes ses for»
ces qu'il réunit vers Fignerol; mais dès que ce générai eut reconnu de plus près la place , il se repentit , peutêtre , d'avoir trop avancé ; car il en jugea l'attaque si difficile au'il se contenta de la resserrer par un étroit blocus (i). Ici monsieur Du - Guast commit, à ^^n"'"^i™"S; ce qu'il parait une grande faute; car il ne î;'^;;^?^®*;^; devait pas ignorer qu'une nouvelle armée i.'''^*,'^J*' '* «e rassemblait près de Lyon, où le Dau- c™?»». "*■ '»• }^in s'était rendu lui-même en personne, et il était peu raisonnable d'espérer que la place tombât avant l'arrivée du secours ; si Pieuerol ne pouvait être pris que par nn blocus , les Impériaux auraient dû, ce semble, renvoyer cette opération à l'hiver, et achever en attendant de reprendre les places de l'intérieur <jii Piémont ; Turin surtout n'étant pas
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44 OUERBES DU PIÉMONT
Au iSS?. en état de résister long-temps , pouvait être attaqué de préférence.
A la nouvelle du' blocus de Fignerol , le monarque français qui s'était rendu à Lyon , fit marcher ses troupes par la Savoie et le Briançonnais., vers les débouchés des alpes ; Du-Gnast s'apprêta de son côté à lui en disputer le passage , et César Maggi reçut ordre de se rendre dans la vallée de Suse, pour ^'Ih't"'-^»^ l'occuper et la défendre (i); les troupes !?';." ■**""'' piéraontaises s'étant jointes à cet officier, il se trouva avoir un corps de dix mille hommes; Maggi distribua sa petite armée , partie dans la vallée , partie ' sur les montagnes, après avoir resserré dans les places , les . vivres , les fourrages et les bestiaux de la province , afin d'obliger les ennemis à transporter leurs magasins à travers les hautes alpes qu'ils aljaient franchir. Vers la moitié d'octobre les troupes françaises , ayant toute» joint monsieur d'Humière à Briançon , elles commencèrent à passer te Mont- Genèvre, en occupant Oulx et Exiles; Maggi averti de leur approche par le comte de la Novalaise, en instruisit Di> Guast, et ce général, qui se rendit luimême à Suse, retourna à Pignèrol, comptant revenir bientôt sur ses pas , et combattre avec toute l'armée , si Maggi était forcé dans sa position. Les Français ne lui en donnèrent cependant pas