‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 8 sur 176 · CHAPITRE. II · texte numérisé non relu

CHAPITRE. II

le loisir; le maréchal de Montmorenci ^n 1SS7. marcha avec les premières colonnes vers les retranchemens élevés derrière Chaumont, plus connus sons le nom de Barricades du pas de Suse ; ces barricades , inabordables de front, étaient appuyées aux montages de droite et de gauche, où l'on avait élevé deux petites redoutes , assez fortes , si elles n'eussent été commandées par les hauteurs environnantes qu'on avait négligé d'occuper ; cette faute, d'autant moins pardonnable qu'il y avait des troupes au delà du besoin, .n'échappa point au brave Montmorenci ; ses dispositions d'attaque furent faites avec sagesse , et exécutées avec vaillance ; il ne menaça le front des retranchemens, que pour y attirer, l'attention àts alliés , pendant qu'il disait gagner à ses arquebusiers les montagnes 'latérales; dès qu'ils y furent parvenus , ils commencèrent un feu très-vif contre les redoutes ; les détachemens qui les défendaient soutinrent pendant quelque temps avec fermeté ces décharges meurtrières, auxquelles ils ne pouvaient répondre que faiblement ; enfin écrasés dans leurs postes , ils les abandonnèrent en désordre , et les Français s'en étant saisis , forcèrent aisémeht les troupes placées dans le fond de la vallée à une retraite précipitée ; le vainqueur suivit de si près l'enneaii battu, qu'il l'empêcha

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n 1537. de s'arrêter à Suse , où il abandonna' ses équipages , ses magasins , et jusqu'il son canon. Cependant Maggi ayant un peu remis ses troupes, marcha de nonveau vers cette ville, espérant sauver au moins son train d'artillerie, qui était perdu ; il y attaqua Tigonreusement un corps d'Allemands commandés par le comte de Virtemberg , et ayant heureusement rempli ses vues, il se retira,' k fiussolin le même jour , et le lendecoDUL.iLb. main à Rivoli (i).

î-^bïili.'- Les Français avaient un besoin d'au- ^r'!'.-»*'™!.'!^ t*"t plus grand d'arriver h Suse , que 'ZT'dZ-'Z t'armee manquait de subsistances decoatiu,iii..». puis trois jours (2) ; ils y entrèrent sans obstacle , et ayant masqué le château , où deux cents Espagnols s'étaient enfermés, ils établirent leur camp à un mille vers BussoHn, pour y attendre la cavalerie et le canon qui n'avaient pu Suivre. Le château de Suse se rendit dans cet intervalle ; et la colonne qai tenait d'occuper la principauté de Barcelonnette, tranquille jusqu'alors , ayant joint le camp, monsieur de Montmorenci s'empara de Bussolîn , de Saint- Ambroise, et s'avança à Aveillane , que le gouverneur refusa de lui rendre j les batteries furent aussitôt dressées, et la brèche étant ouverte, l'on se disposait à l'assaut, lorsque les assiégés arborèrent le drapeau blanc-; mais pendant qua

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