‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 81 sur 176 · CHAPITRE XVI. Soi · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. Soi

avantage, la position des insurgés n'en 4» tS6i. était pas moins pénible : réduits à se tenir sur les hautes alpes, ils y éprouvaient les plus cruelles privations ; et ils devaient sentir que la faim les réduirait tôt ou tard à s'expatrier , ou à mettre bas les armes : monsieur de Raconis crut alors le moment favorable pour ramener les Yaudoîs ; il leur fît proposer une conférence , qu'ils acceptèrent (i), sans qu'on arrêtât le cours des )^a^^''^*hostilités.

Le comte de La-Trinità était pressé de secourir le fort de Perrero , que l'ennemi resserrait étroitement : monsieur de Piovena, qui y commandait, ne pouvait se soutenir lon^-temps , et il était important de ravitailler cette place ; monsieur de La-Trinità entra dans la vallée de Saint-Martin, après avoir disposé une partie de ses forces dans celle de Luzerne, de manière à tenir en respect le poste important de Pré-du-Tour:

a l'approche ' des troupes, les Vaudols levèrent le siège, et se retirèrent dan»

les hameaux en dessus du fort , d'oîi l'on ne crut pas possible de les chasser.

La-Trinitfc passa un mois dans la basse vallée de Saint-Martin , qu'il abandonna pour camper à la Tour (a) : ce général ^^f^'^) "j™^- ne pouvait renoncer encore à l'idée ton-"'j-' *^ jours funeste de forcer le Pré-du-Tour:

ie désir de terminer brillamment la

So3 GUERRES DU PIEMONT

I. guerre, en enlevant ce dernier refuge aux insurgés , ne lui laissait pas calculer aa juste tous les dangers dé cette entreprise; et les revers qu'il avait essuyés réclairèrent peu : il se flattait toujours de réussir ■en changeant son plan d'attaque , et il était d'autant plus pressé de la renouveller, que de nombreux secours devaient incessamment arriver aux Vaudois de ta part des protestans de France ou. d'Allemagne : le Piémont risquait de devenir le théâtre d'une guerre étrangère , si les hostilités se prolongeaient ; il fit en conséquence les dispositions -B»- d'une attaque générale (i) , et la nuit S^s^ du 1 7 avril , deux colonnes marchèrent directement vers le Pré-du-Tour, pendant qu'une troisième colonne se diri^ geait contre le hameau de Taillaré : les habitans de ce canton, qui étaient entrés en pourpaler de pair , se gardaient négligemment; on les força sans peine , et les troupes suivirent par les montagnes le chemin du Pré-du-Tour, dont on approcha le matin de bonne heure : l'ennemi occupait les hauteurs par lesquelles étaient commandés les sentiers difficiles qu'il fallait gravir , et cette précaution augmentait ses avantages : les soldats se voyaient accablés de toute part, sans pouvoir seulement atteindre les insurgés; ils reculèrent devant eux, et allèrent se former en bataille sur un plateau,'espéranC

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