‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 82 sur 176 · CHAPITRE XVI. 3o · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. 3o

d'éloigner l'ennemi par une fusillade très* ^n t56i. vive qu'ils commencèrent; mais les montagnards, connaissant tous les détours des alpes, eurent bientôt gagné les rochers escarpés qui plongeaient la position des troupes; et dès cet instant, il fallut, songer h se retirer: l'armée regagna la Tour, en suivant le sommet des montagnes ; et les troupes qui avaient le plus souâèrt allèrent se rafraîchir à Cavour (i). ^(Ocm«.d,.p.

Monsieur de La-Trinità étant tombé malade quelque temps après , les Vaudois firent de nouvelles propositions à monsieur de Raconis : revenus de leur égarement, ils désiraient sincèrement la paix ; et ils le prouvèrent, lorsqu 'ayant arrêté les assassins de François Gilles, chargé de traiter en leur nom , ils se contentèrent de les envoyer à monsieur <te Raconis, pour qu'ils fussent punis sCt Ion les lois (a). Les avances des Vau- ^<»><™"' <*•?' dois lurent reçues avec empressement; ils adressèrent au quartier général , au nom de la [rfupart des communes des vallées, une requête, par laquelle ils assuraient le duc de Savoie d'une prompte ' et entière soumission , en suppliant ce prince de leur accorder la liberté de conscience. Pendant qu'on attendait les délibérations de la cour, les hahitans de Taillaré surprirent et massacrèrent quelques détachemens ; cette violence

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Jni6êt. causa de nouveaux malheurs; on força ce village ; on l'abandonna à la fureur du soldat ; ta vengeance n'eut de bornes qu'après de terribles excès; et cef tendant cet événement ne retarda pas a conclusion de Vdi paix qu'on souhaitait également de part et d'autre: Emmanuel Philibert satisfait du repentir des Vaudois , leur accorda l'exercice de leur religion , sou5 la condition d'en chasser les étrangers fanatiques , qui n'ayant plus ni état , ni patrie , cherchaient k aHiser en Fiéroont l'esprit de discorde et de rébellion.

Monsieur de Raconis mit la dernière Hug^T^Etl.'^o'"^ main à la conclusion de la paix (i) , sons • -'"cûï^b'caoa'^'u^ les auspices de la duchesse Marguerite > ''(ôii^u.iput.. intéressée au sort des Vaudois (3) : °^'' '■ leurs députés présentèrent à monsieur

ii^\i«n^^ ^ * de Raconis plusieurs articles (5) qa'ils auraient désiré voir approuvés par le gouvernement ; mais Emmanuel refusa ut9Î di^'îT ' ^0 '® faire (4) , quoique en prétendent Gilles et Léger ; Léger surtout dont l'ouvrage n'est qu'une déclamation exagérée , n'a ni le jugement, ni le taot d'un historien ; il divinise par une suite de prétendus miracles le récit de cette campagne ; il prodigue les injures , ou les calomnies les plus atroces ; et passant de l'impiété à la superstition , il fait agir les sorciers, et paraître les démons : . Gilles plus exact, pour les ^ts

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