‹ Histoire militaire du PiémontChapitre 96 sur 176 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

les Suisses à quitter leur poste : l'avant- An 1S69. garde savoyarde s'y étant logée , attendit l'armée , qui ne tarda pas longtemps à paraître , et qui ne trouvant plus d'obstacles , poursuivit sa marcbe vers un corps de quatre mille- Bernois (i) avantageusement placés entre Co- colofi.. logne et La-Pierre : les Suisses attendirent l'attaque de pied ferme ; l'avantage du nombre l'emporta , et les Piémontais forcèrent les retranchemens de l'ennemi ; l'on conseilla au duc de ne le recevoir qu'à discrétion , il lui accorda néanmoins la liberté de se retirer : satis&it de reconquérir par cette victoire tout le bailliage de Gex, Charles projetait de se jeter sur Lausanne, et dans ce moment il n'y aurait presque point trouvé de résistance ; mais l'ambassadeur d'Espagne déclara , que les troupes de son maître n'avanceraient pas davantage , et menaça de les re- . tirer du pays de Gex , si l'on persistait dans le plan d'offensive ; le prince pié* montais parut vivement affligé d'une contradiction qui lui arrachait des mains une conquête à la fois importante et facile: les Bernois n'ignorèrent pas son mécontentement ; et piqués comme ils étaient de voir la France devenue spec=tatrice d'une guerre où elle seule les avait engagés, ils firent la proposition d'une paix particulière: Charles Emmanuel v

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Ak iSâg. l'écouta avec empressement; et le traité' 66 conclut à Pfion le lo octobre. Les Bernois ayant renoncé par cet accord il la protection de Genève, le duc de Savoie se serait trouvé le plus fort, si les Espagnols ne l'eussent quitté pour aller prendre àt& quartiers en Italie ; leur départ engagea Charles à fortifier Yer- «oix , et k retrancher ses ponts sur le B^ï.'^^iî.l^iu Khône (i), afin de s'assurer dans le pays

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