CHAPITRE XIX
motuieur de Garces alla ihettrô le siège An iSSg. devant Salon: le 27 janvier il commença ses batteries ; mais le premier de fêvrier , sur l'avis qtie monsieur de La- Vallettç s'avançait pour le combattre , il renvoya son, artillerie k Saint-Chamas, et il alla se mettre en embuscade sur le chemin de Hogaes, croyant que l'ennemi y passerait: il se trompa cependant: monsieur de La-Vallette prit la route de Cavaillon; et les Ligueurs rentrèrent k A'ix, après avoir battu un parti royaliste qu'ils rencontrèrent (i). Dans le temps, où les .J-'l^f'-il Provençaux délibéraient sur la députa- Î^J^,,^""., tioQ à faire au duc de Savoie, les Fran- ^™-,;;,i,''^ çais entretenaient des intelligences à ^'**^/ '^ " Barcelonnette , par l'entremise de Lpuis Brunet; ce traître leur ayant in4iqui les moyens de surprendre la ville , qu'une seule compagnie d'infanterie gardait as- ~sex négligemment, l'ennemi y arrivEt la nuit > attacha le pétard à la porte sans être découvert, et enveloppa la garnie «on dans les casernes, avant qu'elle eût pris les armet : k la nouvelle de es malheur, le comte de Luzerne, gouver^i neur de Coni , se porta avee deux mille hommes à Berzés , dans la vallée de Sture , afin d'Qrréter les Français , s'ils tentaient de passer en Piémont; et l'on c?) t«>«i<. r expédia un courrier à Charles Emma- u°''s,"Â.p°"° nue), alors occupé en Savoie (a). «t'îrTila^d
' La gueire continuait toujours dans ui»*'* '"^
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jtn i5qo. c«tle province: après la prisé de Versoix , les Genevois entrèrent dans le bailliage de Gex; le colonel Moncaglieri ayant voulu se jeter dans la ville de ce nom, fut battu le premier janvier au village de Maccodet ; le 5 , les Ge' névois manquèrent la surprise du château de la Bastie, qu'ils allèrent ensuite assiéger le i5 ; cette petite place capitula le lendemain ; on la démolit aussitôtj et monsieur de Lobigny réunit ses forcés contre Gex , qu'il surprit par la trahison de la famille Morel, et qu'il
(,^i^a^^,j abandonna au pillage (i) : le château *■*■ se défendit jusqu'à ce que la poudre à
canon vint à y manquer, et la garnison, composée de cent quarante hommes, obtint de se retirera Cluse.
Le marquis de TrefFort s'y était rendu," comptant marcher au secours des assiégés; dès qu'il apprit la capitulation, il retourna sur ses pas , au moment même où monsieur de Lobigny , à la nouvelle de son approche, abandonnait Gex avec tant de précipitation , qu'il y laissait son artillerie ; il ne revint la chercher, et mettre la ville en état de défense, qu'après s'être assuré de la re-
(0 cuBiu». tiaite des Piémontais (2).
La rigueur de la saison obligea le»
troupes à prendre des quartiers d'hiver : les Savoyards recommencèrent les pre-; roiers les hostilités , en tentant de
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