‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 17 sur 118 · DEMEMBREMENT · texte numérisé non relu

DEMEMBREMENT

DU ROYAUME ^^'^- ^^ royaume Lombard au nord se morcelait LOMBARD ainsi que faisait l'Allemagne, et pour les mêmes causes. Le royaume, avant le traité de Verdun, était administrativement divisé en marches. Les chefs de ces marches nommés par les rois, comme en France et en Allemagne les comtes et les ducs, rendirent héréditaires leurs fonctions ; par contre la roj'auté devenait en fait élective. Au dixième siècle, les Lombards avaient partagé le titre de roi entre deux princes. Ayant deux maîtres ennemis l'un de l'autre, ils pouvaient n'en servir aucun. La puissance ro3'ale était donc à peu près réduite à rien, au moment où le roi de Germanie, Otton le Grand, vint mettre fin aux querelles nées des haines des rois en prenant pour lui-même, à Pavie, la couronne de fer, insigne de la royauté lombarde (962). Naturellement, l'autorité royale s'affaiblit encore quand, au lieu de résider en Italie, le roi résida par delà les Alpes, en Allemagne,

D'autre part, au cours du onzième siècle, le commerce et l'industrie, très développés dans la fertile plaine de Lombardie, enrichirent les habitants des villes. Ceux-ci voulurent jouir en toute sécurité de la fortune acquise, et n'avoir pas plus à redouter l'arbitraire des seigneurs et des évêques que l'arbitraire des rois. Dans la première moitié du douzième siècle, la plupart des villes lombardes, Milan, Côme, Plaisance, Parme, Lodi, etc., s'organisèrent en véritables républiques. Les habitants, bourgeois et nobles, se réunissaient en assemblée générale, nommaient pour administrer la ville, un conseil de notables et des consuls. De solides murailles, une milice où servaient tous les

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