‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 27 sur 118 · ORGANISATION DES ETATS · texte numérisé non relu

ORGANISATION DES ETATS

Westminster hall. — Ancienne salle du Parlement a Londres. Photographie.

La salle de Westminster, construite en î3gj, fut fendant le quinzième siècle, farticulièrement dans la période correspondant à la dernière moitié de la guerre de Cent ans, le lieu des séances des représentants de la nation anglaise, du Parlement. Cette sjlle est une des merveilles de l'architecture ogivale, de la période dite flamboyante. Les charpentes finement ajourées et sculptées qui supportent la toiture sont d'une élégance sans égale, et d'une hardiesse que l'on n'a pas dépassée aujourd'hui même avec les fermes métalliques. La salle est longue de 88 mètres, large de 21, haute de 28. C'est là que fut jugé le roi ('harles 1" en 164S. Le palais de Westminster oii siège actuellement le Parlement, et auquel Westminster hall sert de Salle des Pas-I^erdus, a été construit an milieu du siècle dernier.

leur reconnaissaient, aux droits que leur garantissaient la Grande Charte et les Statuts d'Oxford.

Du reste la guerre elle même leur fournit l'occasion de participer activement à la gestion des affaires publiques. Les

expéditions en France nécessitaient beaucoup d'argent, et les rois ne pouvaient l'obtenir que par le vote du Parlement, Edouard III (1327-1377), le vainqueur de Crécy, de Calais et de Poitiers, pendant les cinquante années de son règne, dut convoquer quarante-huit fois le Parlement. Le Parlement lui accorda toujours l'argent qu'il demandait. -Mais en même temps il présentait au roi des remontrances; il se faisait rendre des comptes; il exigea même que le traité de Brétigny fût soumis à son approbation.

Quand après les victoires vinrent les défaites, sous le règne de Richard II, l'adversaire malheureux de Charles \', le Parlement se montra plus audacieux encore. Il refusa au roi l'argent qu'il demandait ; puis il mit en accusation cinquante-quatre de ses conseillers ; finalement il le déposa et nomma un roi nouveau, Henri de Lancastre (1399). La supériorité de la nation sur le roi était ainsi bien établie, et le roi n'apparaissait plus à la fin' du quatorzième siècle que comme le premier serviteur de 1^ nation.

Cette situation fut modifiée en fait, sinon en droit; , dans la seconde moitié du quinzième siècle, à la suite

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