‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 28 sur 118 · APRES · texte numérisé non relu

APRES

d'une longue et sanglante guerre civile, la guerre des

DES DEUX ROSES ^''"-^ RoSCS.

Les désastres qui suivirent l'apparition de Jeanne d'Arc, la perte de la Guj'enne, la fermeture du marché Flamand portèrent un coup néfaste au commerce des Anglais. Ils rendirent leur roi, Henri VI, responsable de leurs malheurs. Presque au lendemain de la défaite de Castillon, un cousin du roi, Richard d'York, se souleva, réclamant la couronne (1455). Ce fut l'origine de la guerre des Deux Roses. ainsi nommée parce que les adversaires en présence portaient chacun une rose dans leurs armoiries, Richard d'York une rose blanche. Henri VI de Lancastre une rose rouge. La guerre dura trente ans (1455-1485). Elle se termina par la victoire d'un prince de la maison de Lancastre, Henri Tudor, qui prit le nom de Henri VII et fut le fondateur de la d5-nastie des Tudors. Cette dynastie devait régner pendant tout le seizième siècle sur l'Angleterre.

La situation des Tudors en face du peuple anglais fut tout autre que celle de leurs prédécesseurs. La guerre des Deux Roses en effet avaitcoûtéla vie à des milliers de seigneurs: des familles

ORGANISATION DES !• TATS. g,

entières avaienl été détruites, si bien que prés d'un cinquième du sol de TAn^ieterre se trouvait sans propriétaires à l'avènement d'Henri VII. En vertu de la loi, les terres en déshérence revinrent au roi. Le roi d'Angleterre se trouva de nouveau, comme au temps de Guillaume le Conquérant, le plus riche des souverains de l'Europe, assez riche pour n'avoir plus besoin de demander de l'argent à son peuple. Il ne lui fut donc plus indispensable d'avoir recours au Parlement. Aussi, quoique la Grande Charte et les statuts d'Oxford fussent toujours théoriquement en vigueur, en pratique, pendant le seizième siècle, les souverains de la dynastie des Tudors allaient pouvoir gouverner presque comme les rois de France, en monarques à peu près absolus, selon leur bon plaisir et non point selon la volonté de leur peuple.

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