RÉPUBLIQUES
OJLMUXALES
tois
Ces garanties parurent insuffisantes dans les régions où le commerce était plus actif et la pro^érité plus grande, au midi dans le Languedoc, la Provence et lancienne .aquitaine: au nord dans la Picardie. lArel la Flandre. Là les bourgeois voulurent et obtinrent le
loa HlSTUiRE .MODERNE
droit de se goLiverner eux-mêmes, comme se gouvernaient jadis les citoyens d"Athènes et de Rome. Ils constituèrent de véritables républiques, comme tirent à peu près à la même époque et à la faveur des luttes entre les papes et les empereurs, les villes du nord de Tltalic et celles qu'en Allemagne on appela les villes libres.
Dans ces républiques, nommées communes dans le nord, municipalités dans le midi, les bourgeois, réunis en assemblée, élisaient eux-mêmes les magistrats, échevins au nord, consuls au midi, chargés du gouvernement. C'étaient ces magistrats qui rendaient la justice, percevaient les amendes, levaient les impôts, payaient la redevance fixe due au seigneur, commandaient la milice. La commune avait le droit de guerre et de paix; elle avait son château, V hôtel de ville oiimjison commune. foyer de la cité: son donjon, le beffroi. d'où le guetteur surveillait la ville et les alentours: elle avait sa bannière, ses armoiries, son sceau. Il arriva même qu'elle eut des vassaux. Elle était un véritable seigneur, et ses bourgeois formaient pour ainsi dire un noble collectif.
L'existence de ces républiques communales ne se DISPARITION DES prolongea guère en France au delà des premières
REPUBLIQUES • j " + - ■ ■ i i ■ r- ■ ^■
^ années du quatorzième siècle. Les rois Capétiens, en