‹ Histoire moderne; rédigé conformént aux programmes officiels du 31 Mai 1902. Classe de seconde A B C DChapitre 45 sur 118 · I.KGUSE · texte numérisé non relu

I.KGUSE

d'un cou\cnl. cl l\)ii comprend combien dut ëii-e grande Tinrtuence des ordres religieux quand on sait que l'ordre de Cluny compta Jusqu a deux mille monastères, flairvaux dix-huit cents, Cîteaux plus de trois mille.

Le clerg-é séculier comprenait tous les ecclésiastiques .E CLERGÉ qui vivaient mêlés aux fidèles, dans le monde, le SÉCULIER « siècle » en style d'Ég-lise. C'était la hiérarchie des archevêques, chefs des provinces ecclésiastiques composées chacune de plusieurs diocèses : des évêques, chefs des diocèses; des archidiacres, des archiprêtres, des chanoines, des curés, chefs des paroisses, et des vicaires. Les séculiers enseii,maient aux fidèles les vérités de la religion, dirigeaient les consciences, célébraient les offices, administraient les sacrements .ils étaient les agents de la vie spirituelle. Mais ils jouaient en même temps un grand rôle dans la vie temporelle. L'importance de ce rôle apparaît bien, si Ton se représente aujourd'hui le clergé maître de la mairie, des tribunaux, des écoles, de l'assistance publique.

Le clergé intervenait dans toutes les circonstances E CLERGÉ essentielles de l'existence, toutes celles qui néces- L'ETAT CIVIL citent aujourd'hui une inscription à la mairie, sur les registres de l'état civil : naissance, mariage, mort. Ces registres de l'état civil, sans lesquels il n'est pas de société régulière possible, étaient représentés au Moyen Age par les registres des paroisses, où figuraient les actes de baptême, de mariage et de décès, qu'établissaient et que signaient les curés.

Le clergé détenait aussi une partie du pouvoir judi-

; TRIBUNAUX > i .1

"L ciaire. Depuis la fin du quatrième siècle, c'était un

cuctt^ttt;.^ principe de droit que les clercs jugeaient les clercs, et les procès qui pouvaient s élever entre clercs. Les tribunaux ecclésiastiques — on les appela « officialités » à partir du onzième siècle — jugeaient avec plus de douceur que les tribunaux des rois et des seigneurs: ils jugeaient surtout avec plus de raison et de plus sérieuses garanties pour les justiciables. En effet l'Église, on l'a vu*, n'admettait ni les ordalies ni le jugement de Dieu, et nulle sentence n'était rendue dans ses tribunaux qu'après enquête, audition de témoins, examen des

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